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Le Sporting domine Bordeaux

Stade Armand-Cesari
SC Bastia : 3 Girondins de Bordeaux : 1 ( 2- 1)
Buts pour le SC Bastia : Thauvin (5e et 18e) Khazri (55e)
Pour les Girondins : Gouffran (29e)
Arbitre : M. Moreira

Spectateurs : 13 552

Temps froid et pluvieux en fin de match
Avertissements : Obraniak (16e), Plasil (69e)
SC Bastia : Novaes, Cioni, Choplin, Marchal, Harek, Cahuzac puis Sable (83e), Palmieri, Rothen, Thauvin puis Ilan (66e), Maoulida, Khazri puis Yatabare (78e) (Sable, Marque, Bonnefoi, Mary, Massimi)
Girondins de Bordeaux :
Carrasso, Henrique, Mariano, Planus, Tremoulinas, Obraniak, N'Guemo puis Saivet (46e), Plasil, Sertic puis Bellion (46e), Gouffran, Maurie-Belay puis Ben Khalfallah (Olimpa, Chalme, Marange,  Jussie)

Le match
Il ne fallait pas être en retard pour voir le Sporting ouvrir la marque, pour la seconde fois depuis le début de la saison, à Furiani. Il fallut exactement 5 minutes à Florian Thauvin, l'homme du début de match, pour placer du gauche le ballon entre Carrasso et son poteau droit. En fait ce premier but ne faisait que concrétiser la furieuse envie des bastiais de ne céder aucun pouce de terrain à l'adversaire qu'ils  entreprirent de serrer de très près ou à tout le moins de presser très haut. Et à ce jeu-là le Sporting s'assurait le bon ticket d'entrée de jeu. Un ticket qu'il bonifiait un quart d'heure plus tard toujours par le même Thauvin qui se trouva à point nommé pour reprendre une première frappe de Maoulida renvoyé du bout de ses gants par Carrasso !
C'était plutôt bien parti pour le Sporting mais Gouffran en profitant une fois encore des faiblesses défensives des joueurs de Frédéric Hantz venait à la demi-heure de jeu rafraîchir un peu plus l'atmosphère. Les Girondins ne pouvaient pas espérer meilleure aubaine pour se relancer, eux qui sans jeu de mots avaient été cueillis à froid par un adversaire exemplaire sur tous les plans.
On se prit même à redouter le pire quand Bellion s'en vint à la reprise taquiner Novaes mais le Brésilien du SCB remporta son duel.
Un signe peut-etre. En tout cas le SCB à l'image de Khazri repartit de plus belle et si sur sa première reprise de volée Carrasso parvint à écarter le danger le gardien Girondin resta figé sur sa ligne sur le superbe coup-franc du numéro 10 bastiais. Bordeaux eut beau, dès lors, jeter ses forces dans la bataille. Force resta au Sporting et c'était amplement mérité !

L'ambiance et le public
L'assistance était un peu plus clairsemée que d'habitude ce dimanche après-midi à Furiani. La faute à  la neige à Vizzavona, le froid, l'horaire inhabituel sans doute. Mais la ferveur était la même dans ce stade Armand-Cesari, entretenue à bon escient par cette tribune Est qui, toute parée de bleu et de blanc chante et saute sans discontinuer pour soutenir son club.

L'arbitre
Sobre, M. Sébastien Moreira. Peu ou pas de coups de sifflet. Deux avertissements en tout et pour tout. Il est vrai que si le match fut parfois engagé, il ne dépassa jamais les limites, dès lors comme les milliers de spectateurs du stade Armand-Cesari il dut prendre plaisir à diriger cette rencontre.

 

Le Sporting
Hantz avait parlé de match-test avant ce SCB-Bordeaux. Ce fut mieux que cela.  Ce fut un vrai match révélateur. Révélateur des possibilités de cette équipe. Révélateur, aussi, du talent de ses plus jeunes  éléments. Florian Thauvin est de ceux-là. Quelle jus. Quelle débauche d'énergie. Quel talent ! A ce rythme, c'est sûr, Florian deviendra grand et il sera difficile au Sporting de le garder. Mais en attendant ne boudons pas notre plaisir. Profitons-en !

L'adversaire
Il restait sur une série impressionnante de 16 rencontres sans défaite en championnat, la dernière remontant au 6 Avril. Et quand à la demi-heure de jeu le Sporting le remit, on sait comment, dans le sens de la marche on s'est mis à craindre le pire dans les tribunes. Mais le second souffle bastiais eut raison des velléités de retour des Girondins qui ont donc mordu la poussière à Furiani, là où sans doute il s'y attendait le moins

Le bilan
Trois buts, trois points. Et un match de référence. Le Sporting a encore fait un grand pas sur le chemin de la Ligue 1. En se jouant de la meilleure façon qui soit de l'un des "gros bras" du championnat il a fait l'incontestable  preuve que sa place à ce niveau n'était pas usurpée.
Et tant pis pour ceux qui ne pensent qu'à nous vouer aux gémonies !

 

Charles MONTI

Ils ont dit

 Florian Thauvin :

On a très bien débuté la rencontre, ça s’est très bien passé. Je suis très heureux, c’est ma première au niveau professionnel. C’est un grand honneur, mais maintenant on a un match important qui arrive dans la semaine. Je pense qu’à partir du moment où on prend les trois points c’est un bon match. On a fait une belle prestation avec un bloc compact qui les a étouffés surtout en début de match. 

 

Frédéric Hantz :

On est très heureux de gagner ce match face à une grosse équipe. Il ne faut cependant pas tirer de conclusions hâtives. On a été costauds tout au long du match. C’est une belle performance. Depuis notre défaite contre Paris on a gagné deux fois à domicile, ramené deux nuls de l’extérieur et passé un tour en Coupe.Est-ce une victoire de circonstance ou pas ? On le verra par la suite. Je voulais garder un équilibre défensif et de l’ambition offensive (…). Nous sommes très heureux pour Florian Thauvin, c’est joueur qui avance rapidement et qui a beaucoup de talent. Avoir su contenir Bordeaux en étant capable de leur faire peur sur l’aspect offensif est quelque chose de très positif. Il y a une volonté collective de défendre ensemble. C’est une belle victoire même si il reste encore beaucoup de choses à corriger. Elle fait du bien à tous les niveaux et nous met dans de bonnes dispositions, notamment en termes de points. Et au-delà des points, c’est de sentir que nous progressions. 

 

Francis Gillot :

A 2-0 c’était fini, surtout ici. C’était mission impossible. On a toujours été en retard, surtout dans les actes. On ne pouvait pas mieux espérer qu’une défaite. Ici, il faut faire un bon premier quart d’heure, pas un dernier. L’Europe est peut-être une fatigue mentale, pas physique. Il y a ce public, cette confiance, on savait que ce serait difficile de retourner cette situation. Ce qu’on a fait dans le premier quart d’heure est du jamais vu. On a été punis. Le problème est au-delà du système. On a besoin de beaucoup d’occasions pour marquer et de peu pour en encaisser. On a perdu trop de duels au milieu, même avec des joueurs qui n’avaient pas joué au Portugal. Je peux comprendre qu’on puisse être fatigué dans le dernier quart d’heure, pas dans le premier. 

 

Jean-Louis Triaud :

Après l’entame catastrophique, nous faisons 20 bonnes minutes pour revenir un peu au score. En deuxième mi-temps, nous jouons avec une équipe plus offensive. Il y a un bon gardien en face qui arrête la balle de David Bellion mais tactiquement nous n’avons pas bien joué. Nous balançons des grands ballons en sautant des lignes. Nous avons vu en fin de première mi-temps que le jeu au sol nous permettait de les mettre en difficulté, pourtant nous avons continué à balancer les ballons. A 3-1, le match était plié. Nous avons été battus à l’envie, à l’engagement. C’est un mauvais match. Nous n’avons pas relevé le défi de l’impact physique et il y a eu de l’usure mentale. Il y avait certainement moyen de faire mieux. 

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