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12e Tour de Corse Historique : Erik Comas déjà !

L'AC-Cobra, un monstre que seules des mains expertes peuvent mener... (Photos J.F)
L'AC-Cobra, un monstre que seules des mains expertes peuvent mener... (Photos J.F)

Quel beau soleil mercredi matin au départ de l’Ile-Rousse. Et quelle ambiance surtout. Le parc fermé, les voitures, les spectateurs au beau milieu et les acteurs de cette 12e édition proches du public, une image qui restera à jamais gravée dans la mémoire populaire de ce satané sport automobile qui nous fait tant flipper. Yves Loubet et José Andreani avaient raison de me dire lors des premiers tours de Corse : « Tu vois, les spectateurs envahissent le parc fermés et les pilotes sont heureux de les accueillir, c’est cela que nous voulons pour notre épreuve : la communion ! »

Ils ont parfaitement réussi leur coup, et l’on a pu se rendre compte au fil des années et des succès enregistrés par l’Historique qu’une légende était en train de maître, de se former au contact de cette manifestation désormais devenue une authentique classique. On en redemande…
La cité Paoline avait revêtu son habit de fête pour le départ de la première étape. Tout avait été parfaitement orchestré et par les organisateurs et par la municipalité, raison pour laquelle l’on peut raisonnablement parler d’un départ enthousiaste et d’un retour qui le sera plus encore compte tenu de l’accueil du public local, tout acquis à la cause du sport auto.
 
J-.P. Manzagol donne le ton…
Première épreuve entre Novella et Pedano (19,4 km), nouvelle spéciale inaugurée en grandes pompes par Jean-Pierre Manzagol qui s’est littéralement envolé et laissé ses poursuivants assez loin, à savoir Comas à 32 secondes, Cazaux à 41 et Philippe Gache, le vainqueur 2011 à près d’une minute. Le Bastiais allait d’ailleurs conserver la première place du général au sortir de la deuxième épreuve chronométrée, malgré la grosse attaque et le scratch d’Erik Comas qui revenait ainsi dans son sillage à quelques secondes seulement du leader…victime d’une crevaison. Le ton était ainsi donné et déjà, la castagniccia s’ouvrait aux premiers concurrents qui, il faut le rappeler, s’en donnaient à cœur joie et le montraient lors des arrêts à l’assistance. L’ambiance était bel et bien là, comme on l’aime, comme celle qui nous a fait rêver des décennies durant. La magie a opéré très vite.
Dans le lot des vainqueurs possibles, Jean-Claude Andruet se tenait proche des meneurs, sorte d’embuscade que seul l’ancien « mousquetaire » adopte en rallye. On peut lui faire confiance, il n’en rate jamais une. Si l’occasion se présente, il ira à la guerre…Avec lui, Philippe Gache sait ce qu’il veut et il sait aussi l’obtenir lorsqu’il attaque à sa manière ; ça promet pour la suite, avec également Chiaravité qui nous a fait un superbe récital au volant de son Alfa Giulia Ti, tout comme Jean-Charles Redelé - qui n’est autre que le fil de Jean, le créateur de la Berlinette » - qui a surpris tout le monde dès les premières escarmouches en signant des temps de référence, à l’image de Puren ou encore bon nombre de nos valeureux représentants tels J.C. Torre, Abatti, De Gentile, Antonini et autres Leandri et Martini fils, associé à Ambroise Fieschi.
 
Un podium de rêve…
 Au terme de la 4e épreuve chronométrée, remportée haut la main par Erik Comas, devant Gache et Andruet qui semblait revenir fort, Manzagol revenait à son tour dans le peloton de tête, mais devant, le tiercé s’accrochait ferme au podium. Ainsi, dans la redoutable spéciale Morosaglia-Ponte Leccia, Comas frappait à nouveau et prenait le large au général avec plus de 40 secondes d’avance sur Gache, très en verve, suivi de Jean-Claude Andruet à 1’10 » » et Manzagol pointé à 2’43’’. La 6e place revenait à Jean-Charles Redelé, remarquablement inspiré sur sa Berlinette.
Dommage en revanche pour Bernard Fiorentino, ce brillant pilote des années soixante-dix, victime de deux crevaisons au volant de la superbe Simca Cg, authentique proto de l’époque.
Compte tenu du nombre d’engagés et des horaires d’arrivée (les concurrents avaient droit à trois heures d’assistance  à St-Florent), le classement des catégories intermédiaires (VHC 1, H2, H selon les années de construction, Classic, VHRS en moyenne haute, basse et intermédiaire) fera l’objet d’un page spéciale, lorsque tous les classements (très laborieux) nous serons communiqués. Bon nombre d’équipages insulaires figurent dans les rangs.

                                                                                                                           J. F.

Autour du Tour…

Excellente initiative d’une bande de copains de Pietralba, à l’arrivée de la première épreuve spéciale à Pedano. Ils se sont installés face à la table des commissaires et ont offert des bouteilles d’eau minérale et des canistrelli (excellents) aux équipages. Cela s’appelle de la communication amicale. C’est bien les gars de Pietralba, en clair, c’est ça, la magie du Tour. 
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Aujourd’hui, deuxième étape entre St Florent et Porto. Au menu (coriace), 258 kilomètres dont 76 en épreuves chronométrées que voici :
ES 6 : Murato-Volpajola (14,7 km)
ES 7 : Penta Acquatella-La Porta (14,2 km)
ES 8 ; Castifao-Bocca di U Prunu (16,6 km)
ES 9Notre Dame de la Serra (29,1 km).
Arrivée prévue à Porto-Marine autour de 15 heures.

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