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Vol du musée Fesch : Le procèes renvoyé fin OCtobre

Les tableaux ont retrouvé leur place au musée Fesch
Les tableaux ont retrouvé leur place au musée Fesch

Le procès des deux hommes impliqués dans le vol, le 19 Février 2011 de quatre tableaux de très grande valeur retrouvé de façon extravagante au mois de Mai sur un parking a été reporté par le tribunal d'Ajaccio à la fin du mois d'Octobre.

En effet, la demande de renvoi présentée par la défense du voleur présumé, Antoine Mocellini, un gardien de nuit du musée qui considère que l'instruction a été clôturée "de manière très précipitée", a été acceptée par le tribunal.

Le tribunal a toutefois décidé de maintenir M. Mocellini en détention pour "éviter toute concertation frauduleuse".

Il a également ordonné le maintien sous contrôle judiciaire de l'autre mis en cause, Christian Andarelli, un cafetier ajaccien âgé de 54 ans soupçonné d'avoir transporté les tableaux mais qui nie toute complicité.

Mocellini, 45 ans, s'était accusé des faits en se constituant prisonnier au commissariat d'Ajaccio le matin même du vol. Il a toujours affirmé avoir agi seul pour tenter d'obtenir un logement social, mais n'avait toutefois pas pu restituer les tableaux.

Datant des XIVe, XVe, XVIe et XVIIe siècles, les oeuvres --une "Pentecôte" de Mariotto di Nardo, une "Vierge à l'enfant" de Bellini, une autre d'un anonyme ombrien et "Midas à la source du fleuve Pactole" de Poussin-- sont des pièces majeures du Palais Fesch Musée des Beaux-Arts, qui abrite la deuxième collection de peinture italienne de France après celle du Louvre, à Paris.

L'affaire avait rebondi le 4 mai, avec l'annonce par le procureur de la République à Ajaccio, Thomas Pison, qui a depuis quitté la Corse, de la découverte des tableaux, intacts, sur un parc de stationnement.

Les circonstances de l'affaire sont demeurées particulièrement confuses, notamment sur l'existence d'éventuels commanditaires et sur les receleurs des oeuvres durant seize mois.

L'avocate de Mocellini, Me Valérie Bozzi, qui a présenté une requête en nullité, a rappelé à l'issue de l'audience qu'elle demandait toujours des expertises ADN sur les tableaux et sur le sac plastique dans lequel ils étaient enveloppés, des études de vidéo-surveillance et des auditions de témoins, autant d'actes refusés par la juge d'instruction.

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