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Le PSG trop fort pour le Sporting de Bastia

Le PSG qui doucement mais sûrement étend son emprise sur le football national. Le Sporting qui retrouve la Ligue 1 et qui reste sur trois défaites de rang. Le David " bleu " contre le Goliath qatari : il n'en fallait pas davantage pour enflammer le stade de Furiani qui avait hâte de s'ennivrer de cette ambiance particulière aux grands rendez-vous. Mais il ne suffit plus aujourd'hui d'humer à pleins poumons le parfum de la Ligue 1 pour se parer des vertus qui sont indispensables pour y créer des exploits... Le match de samedi face au PSG l'a, malheureusement, prouvé.

Le match
Jouer très haut pour aller jouer, vite, dans le camp de l'adversaire : Le Sporting avait pris le match par le bon bout mais au bout de 6 minutes de jeu, c'est paradoxalement le Paris Saint-Germain qui menait à la marque. La faute à cette défense du SCB qui ne parvient pas à faire preuve de la maîtrise et de la vigilance qui convient à certains moments. Samedi soir ce fut à peine après une poignée de secondes et peut-être une position de hors-jeu parisienne après une faute (inutile ?) de Angoula sur Ibrahimovic
Ce brutal coup de massue n'a cependant pas détourné le Sporting de son objectif: aller provoquer la défense parisienne.
Sur ce plan l'équipe de Frédéric Hantz n'a pas failli à sa tâche et si l'issue du match se décidait au nombre de corners obtenus, elle l'aurait certainement largement emporté...
Mais enfiler les corners comme les perles ne sert à rien en football. Surtout quand, comme ce fut le cas samedi soir, il y des talents de la trempe de Néné et Ibrahimovic. Ceux-là, vous l'avez sans doute vu devant votre poste de télévision,  en conjuguant leurs efforts sont aptes à faire plier n'importe quelle défense. Une petite ouverture en profondeur du premier pour une reprise du gauche en pleine  course du second et la tour éait joué. Le match plié. La messe dite.
Bien sûr le SCB n'abdiqua jamais mais le froid réalisme parisien, favorisé par la volonté  bastiaise de revenir dans le match, ont facilité les deux autres buts parisiens qui n'ont rien changé à l'affaire sauf que la défense du Sporting a encore encaissé quatre buts !
L'arbitre 
M. Ennjimi a trouvé un nouveau moyen pour faire respecter la distance réglementaire de 9 mètres sur les coups-francs. Vous n'avez pas vu ? Il ne fait pas reculer l'équipe qui fait la faute, non. Il demande à la formation qui en a été la victime de... reculer le ballon.
Et pourquoi toujours le même Ennjimi a cru devoir expliquer à Ibrahimovic, plus longuement qu'aux autres joueurs avertis, les raisons qui lui ont valu un carton ?
Le public 
Admirable. Ce fut encore évident samedi. Il est à fond derrière son équipe. A 1, 2, 3 ou 4 à 0, il l'a soutenue comme si elle avait enlevé un nouveau titre de champion de France. Avec ce public, qui fait corps avec son équipe, comme jamais il ne l'a fait le Sporting sera capable un jour de soulever les montagnes fussent-elles parisiennes !
Le Sporting
Il y a la volonté, le coeur. Et de la qualité bien sûr. Sirigu, justement prénommé Salavatore, vous l'avez relevé, a sorti plusieurs épines du pied parisien sur des frappes de Khazri, Thauvin ou Maoulida. Sur ces coups-là c'est vrais, le SCB méritait mieux. Mais pour pouvoir prétendre un jour rivaliser avec un adversaire de la taille de celui de samedi après-midi, il sait qu'il encore beaucoup de travail à accomplir. Ce n'est qu'à cette condition que le David corse mettra à la raison le Golitah quatari.
L'adversaire
Le PSG est entré en début de saison ans une nouvelle dimension. Aujourd'hui il s'affirme semaine après semaine au niveau national. Demain il s'attaquera à l'Europe. Avec de réelles chances de succès. Il est vrai qu'avec un tel parterre de stars, qui de surcroît évoluent avec ce froid réalisme qui ne laisse que peu de chances à l'adversaire, le PSG a des atouts pour s'imposer à tous les niveaux.
Le bilan
Une quatrième défaite de rang. Et quatre buts supplémentaires encaissés. Sur le plan comptable, la siatution du Sporting ne s'améliore pas. Aujourd'hui, il convient de réagir et hormis Troyes qui sera son hôte à Furiani les déplacements à Nice et à Ajaccio, qui se profilent à son horizon sportif, doivent être absolument négociés dans les meilleures conditions.
Mais auparavant il y aura Metz et la coupe de la Ligue mardi.
Là, en attendant des jours meilleurs en championnat qui feront encore rugir de plaisir Furiani, faudra pas se rater !
                                                                                                               Charles MONTI
La fiche technique
Stade de Furiani
SCB : 0 Paris Saint-Germain : 4 (0 -2 )
PSG : Menez (6e), Ibrahimovic (39°et 89°), Matuidi (72°)
SCB :
Novaes, Angoula puis Palmieri (67°) Sans, Marchal, Harek, Choplin, Khazri, Cahuzac puis Thauvin (67°), Yatabare, Rothen, Modeste puis Maoulida (80°)
PSG :  
Sirigu, Thiago, Sakho, Armand, Van der Wiel, Matuidi, Chantome, Marco Verrati puis Bodmer (75e), Menez puis Gameiro (73e), Nene, Ibrahimovic

 Pierre-Marie Geromini : « Désormais, nous gérerons nous-mêmes la sécurité aux abords du stade de Furiani »

La rencontre entre Bastia et le PSG était classée à haut-risque pour plusieurs raisons. Stationnement difficile aux abords du stade Armand-Cesari, parking beaucoup trop petit pour accueillir 16 000 personnes et pour couronner le tout, un match en samedi après-midi ajouté à l'affluence importante dans les centres commerciaux avoisinant, il n'en fallait pas plus pour craindre des débordements de colère. Mais on était loin d'imaginer le comportement plus que discutable des forces de l'ordre. 

Avant de s'attarder plus en détail sur ces faits d'après-match, on soulignera encore une fois le comportement magnifique des supporters du Sporting. Encore stigmatisés quelques minutes avant le match par la presse Nationale qui faisait état d'un caillassage du bus de l'encadrement Parisien - quelques petits projectils c'est vrai ont été lancés au passage du bus -  le public bastiais a montré toute son exemplarité à la fois dans ses encouragement avant, pendant et après le match et dans son attitude. D'ailleurs, José Franceschini tenait à leur rendre hommage juste après la rencontre : « Les stars ce soir, elles n'étaient pas parisiennes, mais c'était notre public ! Il s'est comporté d'une manière exemplaire et formidable. Avec les dirigeants, et le staff et les joueurs, ont tient à les remercier pour ce nouveau moment fort » soulignait-il. 

Mais quelques secondes après cet « hommage », le dirigeant Bastiais prenait un air beaucoup plus tendu. Avec une présence massive des forces de l'ordre aux abords du stade, la situation à très vite dégénérée. Jean Franceschini expliquait la situation :« Je tiens par contre à le dire très clairement. Ce qu'il s'est passé autour du stade avec les forces de l'ordre, ne restera pas sans suite de notre part. Le public ne pouvait pas circuler librement autour du stade. Il a fait face à des forces de l'ordre cagoulé et armés qui ont utilisées gaz lacrymogènes et le flashball dès que certaines personnes exprimaient leur mécontentement de ne pas circuler librement comme il le font chaque match. Ce qui est le plus grave, c'est qu'il y avait beaucoup d'enfants et utiliser ce genre de projectiles, est assez dangereux. Heureusement il n'y a pas eu de blessés. Mais de notre côté, nous resterons pas sans suite face à ces faits » poursuivait le dirigeant bastiais 

 

Dans sa volonté de dialoguer avec les dirigeants à travers plusieurs réunions dont la dernière remonte à mercredi dernier. D'ailleurs, les dirigeants Bastiais ont annoncé qu'ils n'y assisteraient plus à l'avenir en s'exprimant dans une conférence de presse juste après la rencontre, le président du Sporting Pierre-Marie Geromini a exprimé sa colère : « Nous tenons à condamner très fermement les faits qui se sont produits ce soir aux abords du stade. On ne conteste pas la présence des forces de l'ordre dans les matchs dit à haut-risque, mais en revanche, on ne peut pas accepter un tel comportement. Des routes bloquées ce qui empêche le public d'évacuer normalement le stade, utilisation de gaz lacrymogènes envers des femmes, des personnes âgées et des enfants qui avaient du mal à respirer. On ne peut pas tolérer ce genre de comportement. Alors nous serons très clairs, à ce sujet, puisque la Préfecture ne nous écoute pas, nous gérerons nous-même la sécurité aux abords du stade. La sécurité de notre public prime avant tout le reste. De ce fait, nous ne participerons plus à aucunes réunions préparatoires d'avant-match avec les services de la préfecture » disait avec colère le président bastiais qui envisage de se porter civile.

On soulignera aussi, le manque de discernement des Chemins de Fer de la Corse qui avaient l'occasion en ce samedi après-midi, de mettre en places des « trains spéciaux » pour permettre de rendre le trafic plus fluide. Toutes les conditions étaient réunies pour expérimenter ce système. Malheureusement, les appels répétés du collectif des supporters Bastiais sont pour l'instant restés sans suite. Nul doute qu'avec les événements de samedi après-midi, le point de non-retour a été atteint entre les deux parties.

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Commentaires : 5
  • #1

    Jean Pierre Rignol Padovani (samedi, 22 septembre 2012 23:24)

    Jusqu'à quand le peuple Corse devra accepter toute les provocations de l'état français, et ce dans tous les domaines, avec la complicité d'une part importante d'élus de Corse collabos, et que dire des chemins de fer de la Corse qui
    refusent de mettre à disposition les navettes Bastia Furiani le soir des matchs, monsieur Michel Stefani les chemins de fer Corse n'appartiennent ni à la CGT ni au parti Communiste français, mais au peuple Corse

  • #2

    Mica nomi (dimanche, 23 septembre 2012 07:35)

    ... Fatiguant ce SCB "virginal, irréprochable"... Fatiguant ce public "exemplaire"... Et au final des matchs perdus "à cause des autres, à cause des médias, à cause des arbitres, à cause de l'état français"... Même sans public adverse vous arrivez à vous battre à la sortie... Fatiguant et minable. Belle image!! La vérité est sur la pelouse. Pas dans vos excuses et vos débordements. Vous n'êtes plus en CFA, mais en L1. Il faut grandir.. Vos aînés étaient grands eux. Mais c'est loin.

  • #3

    Laliebule (dimanche, 23 septembre 2012 10:01)

    https://www.facebook.com/video/video.php?v=3677072729631

  • #4

    Corsinu (dimanche, 23 septembre 2012 13:15)

    ... et fatiguant aussi les "Jean-Paul Dupont Figatelli" (voir commentaire 1) qui s'autorisent à parler au nom du "peuple corse" ! Mais qu'ils regardent d'où ils viennent, avant de tenir des propos teinté de xénophobie et de racisme. Car si on décidait de renvoyer tous les français en France, ils seraient dans le deuxième bateau, alors qu'ils se taisent.

  • #5

    Lisandru (dimanche, 23 septembre 2012 18:42)

    @ Corsinu, et fatiguant aussi d'avoir des discours d'imbeciles qui assimilent seulement le fait d'être Corse à un simple patronyme alors que justement c'est toute identité qui va bien au dela des origines, mais un sentiment d'appartenance à un destin d'une communauté. Toi qui dénonce le racisme et la xénophobie, c'est quoi être corse ? S'appeler Paoli et avoir des ancêtres purs corses sur 10 générations ? A mon sens il vaut mieux s'appeler Dupont et se sentir corse que de s'appeler Murati ou Colonna et de chanter la marseillaise avec la main sur le coeur en apprenant à tes gosses que leurs ancetres etaient des gaulois. Ah il est beau ton discours de tolérance, il ressemble plus à un discours d'extreme droite oui, un si micca u cuginu carnale di Joseph Gobbels no ?