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Colette Ferrat :« L’engagement de Jean, c’était que la vie soit plus belle »

(Photo Nicole Mari)
(Photo Nicole Mari)

L’hommage rendu à Jean Ferrat par des chanteurs corses, connus ou profanes, a rassemblé plus de 650 personnes, samedi soir, à Pieve dans le Haut-Nebbiu. Sa femme Colette était, avec une vingtaine de ses amis ardéchois, venus tout spécialement d'Antraigues-sur-Volane pour l'occasion. Pour Corse Net Infos, elle a accepté de parler de ce géant de la chanson française, symbole de l’engagement politique, qu’elle décrit comme un homme simple, généreux, intègre, étonné de son succès et dont la seule ambition était de rendre la vie plus belle. 

- Est-ce votre première visite en Corse ?

- Ah non ! Je suis venue plusieurs fois avec mon mari, mais je ne suis jamais venue dans ce village perché. Nous avons toujours reçu le meilleur accueil. Jean en était heureux, il disait : « Les Corses m'aiment bien ». Et c'était vrai. Ils lui rendaient une vraie chaleur et un véritable accueil. 

- On dit que Jean Ferrat, aussi, aimait beaucoup la Corse. Est-ce vrai ?

- Jean disait toujours : « La Corse ressemble à l'Ardèche ». Tout le monde le disait aussi. C'est l'Ardèche avec la mer en plus. C'est vrai. En Ardèche, le village, où l’on habite, est entouré de châtaigniers, la nature est très sauvage, belle et diversifiée avec des lieux volcaniques et toutes sortes de terrains et de végétation. Nous adorons les fleurs. Jean adorait son ruisseau et y pêcher. 

- Comment expliquez-vous son attachement à votre village de l'Ardèche ?

- A Antraigues, il avait trouvé un équilibre. Il était parisien, il avait parcouru toutes les villes de France et d'ailleurs, mais, en Ardèche, dans ce petit village, un peu plus grand que le vôtre, il était bien. Tout simplement. Les gens étaient à son image, simples et chaleureux. Et cette chaleur était communicative. Jean y a trouvé le goût du bonheur simple, du partage, d’une manière de vivre, de jouer aux boules sur la place ou aux cartes, d'être élu municipal, de s'occuper de la commune, de faire des choses profondes et vraies. Il était simplement authentique. Il aimait faire des choses pour les autres, que la vie soit plus facile pour tout le monde. Les gens du village le lui rendaient bien.  

- Vous avez fait le déplacement en Corse, à Pieve, juste pour assister à cette soirée. Est-ce important ce genre d'hommage ?

- D'abord, l'accueil a été  formidable. Des amis de l'Ardèche ont tout organisé. J'étais contente de venir ici parce que la Corse, ce n’est que de bons souvenirs. Mais, c'est rare que je revienne dans un lieu où je suis allée avec Jean. Je suis venue aussi pour Jean-Laurent qui vient souvent à Antraigues et s'est démené pour cette soirée. Ça me fait très plaisir d'être là. 

- Jean Ferrat est l'un des plus grands chanteurs français et des plus populaires. Qu'aurait-il aimé laisser dans la mémoire des gens ?

- Ce qui justement m'étonne et l'aurait encore plus étonné, c'est qu'on lui rende un tel hommage, même s’il est mérité. Jean était un homme intègre, droit, fidèle à ses idées, mais je crois qu'il aurait vraiment été très surpris de voir les gens si proches de lui, l'admirer. Je reçois tellement de lettres disant : « À des moments de notre vie, on n'était pas bien, on avait des difficultés, on écoutait ses chansons pour nous remonter le moral, il nous a beaucoup aidés ». Jean recevait déjà ce type de lettres, il en était très étonné et toujours très content. Il disait : « C'est bien que je serve à quelque chose ». 

- Pourquoi cet étonnement alors que le soutien populaire lui a été acquis dès ses débuts ?

- Il a eu le soutien populaire, mais il doutait toujours. Chaque fois qu'il sortait un album, tous les cinq ans, il disait : « Ce n'est pas possible, ils m’auront oublié ». Chaque fois, ça l'épatait d’être encore présent dans le cœur des gens ! Quand il a sorti l’album sur la poésie d'Aragon, il était tout surpris qu’il se vende si bien, d’autant que, les derniers temps, ses disques ne passaient pas sur les radios. Je crois qu'il aurait été stupéfait de cette soirée d’hommage. Moi, j’en suis très touchée. Jean, c’est toute ma vie. J'espère faire des choses pour lui, maintenant. J'ai écrit un livre de souvenirs, mais je veux faire des choses dans notre village. 

- Qu'est-ce qui vous a poussé  à écrire ce livre ?

- Ce livre s'est fait par hasard. Un ami, qui avait pris beaucoup de photos de Jean, voulait venir l'interviewer. Mais, Jean était un peu fatigué, avait des problèmes respiratoires et lui a dit : « Non. On verra plus tard ». Puis, il est décédé. Cet ami est revenu vers moi et m'a proposé d'écrire des textes en mon nom avec ses photos. Il m’a montré un papier assez impersonnel et je lui ai dit : « Non. Si j'écris sur Jean, ce sera avec mes tripes, mon cœur, ce que j'ai connu de lui pendant 40 ans ! ». Alors, j'ai commencé à écrire. À l'époque, juste après son décès, je ne dormais pas et j'ai écrit en parlant à Jean. Je raconte des souvenirs avec lui. Je le revois dans beaucoup de lieux où nous sommes allés, à la maison bien sûr. J’écrivais des textes pour lui, pas pour le public. Ça se passait entre Jean et moi. C'est peut-être ce qui a plu dans le livre ! Je ne sais pas ! 

- Qu'allez-vous faire pour le village d'Antraigues-sur-Volanes ?

- J'avais acheté une maison pour faire un lieu culturel qui sera ouvert dans deux ou trois mois. Comme ce lieu est trop petit, j'ai acheté un ancien restaurant que je fais retaper pour y organiser le prix Jean Ferrat qui couronnera un jeune auteur compositeur interprète chantant en français.  

- Selon vous, que faudrait-il retenir des chansons de Jean Ferrat ?

- Oh ! Chacun extrait des chansons de Jean, ce qu'il lui convient en fonction de ce qu'il ressent, de ses sentiments. Ma chanson préférée est : Ma France. Je ne sais même pas ce que Jean aurait préféré. Il aimait les chansons douces qu’il composait, seul, à la guitare, dans son bureau. Quand il avait fini, il me faisait écouter. Il composait tout seul, il n’avait besoin de personne. 

- Qu’avez-vous ressenti quand sa chanson « Un air de liberté » a tourné en boucle à la radio tunisienne pendant toute la Révolution du Printemps arabe ?

- Je ne le savais pas ! Par contre, cette chanson « Un air de liberté » lui a valu beaucoup de souci. Mais il ne cédait pas, il préférait ne pas chanter plutôt que de voir sa chanson censurée. Quand un animateur ne la voulait pas, il ne faisait pas l’émission, ça lui était égal ! Ensuite, le temps est passé. Avec Jean D’Ormesson (alors Directeur du Figaro qu’il met en cause dans cette chanson sur les guerres coloniales, NDLR) qui est un homme charmant et intelligent, ils se sont revus et se sont salués chaleureusement. Jean n’était pas rancunier. Il a dit ce qu’il avait à dire, il le pensait profondément, c’est tout !  

- Etait-ce le dernier chanteur libre, le seul qui a osé dire certaines choses malgré la censure ?

- Il n’était pas vraiment libre, puisqu’on le censurait, mais il prenait la liberté de choisir ce qu’il voulait faire. Il n’est jamais allé chanter aux Etats-Unis, car on voulait le censurer. Certaines de ses chansons étaient interdites. Il disait : « Si c’est interdit, je n’y vais pas. Ou je chante librement, ou je n’y vais pas ! ». Il n’y est pas allé. Ça l’a privé d’aller chanter en Russie, quand même ! Mais il tenait bon. Même par rapport au Parti Communiste ! Il a écrit : « Camarade », « Potemkine », « Le bilan ». A l’époque, il a été le seul à oser, mais aujourd’hui, les gens se rendent compte que ce qu’il a écrit était juste. Même une chanson comme La Montagne est toujours d’actualité. 

- Cette chanson a été prémonitoire. Avait-il une intuition particulière de ce qui allait arriver ?

- Jean avait le goût du mieux pour le lendemain. Il avait le goût d’espérer que les gens vivraient mieux. Il avait une peur bleue de ce 21ème siècle. Il disait souvent : « Que vont vivre les jeunes ? Que va-t-il se passer ? Qu’est-ce qu’on leur prépare ? » Il était très inquiet. Il ne s’était pas trompé.  

- Jean Ferrat est considéré comme le modèle du chanteur engagé. Pourtant, il n’aimait pas ce mot, pourquoi ?

- Parce que, chaque fois, on le décrivait comme un chanteur engagé mais dans un engagement qui n’était pas le sien. Son engagement, c’était simplement que la vie soit plus belle pour tout le monde, qu’on améliore le quotidien des plus démunis. Même si c’est dérisoire de le dire, il espérait que les pauvres seraient un peu moins pauvres, que les riches partageraient un petit peu plus. Ce n’était pas ce qui se passait. En même temps, il n’était jamais pessimiste. Même ses chansons politiques contenaient un espoir à la fin. Il avait toujours l’idée que ça s’arrangerait, que ça irait mieux pour tout le monde. Mais je ne saurais pas parler pour lui. 

                                                                                 Propos recueillis par Nicole MARI 

Le livre : Jean Ferrat, de Colette Ferrat, photographies d’Alain Marouani. Éditions Michel Lafon, 160 pages.

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Commentaires : 20
  • #1

    Antoine orsini (lundi, 27 août 2012 21:35)

    Merci a Nicole pour ses formidables interviews! Et parler de Jean ferrat........

  • #2

    stefanie gioanni (mardi, 18 septembre 2012 14:27)

    Merci Colette de faire vivre notre Jean ,merci de lui rendre homage avec tant de coeur et d'enthousiasme,vous etes sa memoire.on est avec vous,toujours.Il nous manque tant.

  • #3

    FLORIMOND Jean (dimanche, 14 octobre 2012 18:25)

    Au milieu de photos dédicacées et de petits mots (que je garde précieusement) annonçant ses prochains disques, j'ai conscience du grand honneur qu'il m'a fait en répondant au "pêcheur de rime" comme il m'avait qualifié...
    Le 25 septembre 2001 restera longtemps dans ma mémoire avec cette rencontre exceptionnelle à Antraigues, au moment où Jean sortait de la poste... Quelle gentillesse de nous avoir consacré quelques instant avec simplicité et générosité malgré sa timidité et sa pudeur !
    Mon seul regret est sans doute de n'avoir pu partager avec lui ma passion pour la pêche et de l'avoir vu partir trop tôt...

  • #4

    Martine châlonnaises (dimanche, 28 octobre 2012 17:48)

    Oui vous être parti trop tôt mais quel héritage vous nous laissez. Pour nous les femmes quel respect vous aviez,et votre intelligence,les gens qui vous côtoies on eu bien de la chance merci je suis venue 2 fois dans votre village depuis votre départ c est splendit j avais vos disques depuis le début j acheté tous les livres vous consernant on vous gardera parmi nous avec ma France et nulle ne guérit de son enfance tellement vrai merci merci

  • #5

    mallet (mardi, 06 novembre 2012 17:17)

    merci à colette pour ce témoignage à jean ferrat je suis de tout coeur avec elle

  • #6

    pat (mardi, 06 novembre 2012 19:35)

    tu nous manques , je pense souvent a toi, et mon pauvre père t’adorais,(lui aussi engager ). des textes magnifiques merci jean pour tes chansons.

  • #7

    Liliane (mardi, 15 janvier 2013 23:03)

    Merci Colette de nous avoir offert ce merveilleux livre,merci surtout pour le bonheur simple qu'il a trouvé à vos côtés.Je souhaite de tout coeur que vous retrouviez la sérénité.Il nous manque tellement,nous l'aimions tant.

  • #8

    Aimé de Vries (mercredi, 11 février 2015 11:33)

    Magnifique, cette interview. Et ainsi j'apprends l'existence du livre de Colette. Espère pouvoir le trouver dans notre Flandre de plus en plus anglophile.

  • #9

    ALLAIN (mercredi, 30 septembre 2015 15:29)

    J'ai souvent rencontré Jean que ce soit à Paris lors des manifestations de 1968 , soit à la fin de ses tours de chant à BOBINO où bien simplement à ANTRAIGUES où je passais environs toutes mes vacances à l'hôtel Des PLANTADES à LAVIOLLE et où nous devisions soit sur la place autour des joueurs de pétanque ,soit au terrain des cours de tennis où Jean tapait la balle jaune avec le Maire de cette époque-là Mr.RANCHON etc. Je remercie Colette que nous avons croisée à plusieurs reprises ,pour ses livres sur Jean et qui nous redonne de l'espoir depuis la perte cruelle de ce Grand de la chanson Française.Amicalement et pensées à vous Colette.ALLAIN

  • #10

    ziad (lundi, 06 juin 2016 16:04)

    Colette merci de tout coeur pour la mémoire de votre mari, je pense souvent à lui et je chante ses chansons.que la montagne est belle c'est celle que je préfere.

  • #11

    Colette (lundi, 18 juillet 2016 18:14)

    Artiste merveilleux qui vivait dans une région superbe, dommage qu'il soit parti si tôt mais il serait sûrement très malheureux de vivre à l'heure actuelle ce que nous vivons ce n'était pas sa philosophie.





  • #12

    rousseau (lundi, 18 juillet 2016 18:47)

    Bonjour Colette si je peux me permettre de vous appeler par votre prénom,j'aime beaucoup les chansons de Jean Ferrat ainsi que mon ami,et vraiment dans votre interview,on a l'impression que Jean est à côté de vous et vraiment c'est magique.Je vous envoie mes amitiés bien que je ne vous connaisse pas mais dites-vous bien que Jean restera toujours le chanteur préféré des français peut-être à bientôt sur le site.MARIE

  • #13

    Béatrice CONSTANTIN - ANGOULEME Charente (lundi, 18 juillet 2016 22:44)

    Bonjour Madame,
    Cette année 2002, je m'apprêtais à me rendre près de chez vous dans l'espoir d'y rencontrer votre époux... l'approcher au moins une fois grâce à un couple d'amis rencontré par hasard suite au dernier grand voyage de mon cher frère (55 ans) avec lequel je fredonnais LA MONTAGNE lors de réunions familiales dès la sortie de ce magnifique texte... C'était le lendemain de Noël et il nous avait quittés 3 mois plus tôt.... Je ne supportais pas son départ et fus incapable de me rendre en Ardèche.... Que de regrets cela suscita chez moi !!!... Après coup, j'avais écrit une longue lettre à Monsieur votre mari... qui m'envoya presqu'aussitôt une Jolie Dédicasse: "Avec tous mes remerciements pour votre lettre si émouvante... et simplement sa signature;" que je garde précieusement... Il fût et restera Ma Référence ! Mon père spirituel ! Il n'est pas là pour voir tout ce gâchis humain Dieu Merci. Et, dès que possible, j'achète votre livre. MERCI Madame. Avec ma profonde sympathie. Béatrice.

  • #14

    Bonhomme (mercredi, 27 juillet 2016 08:20)

    Bonjour à tous,
    J'aimerai savoir ce que penserai Jean Ferrat des attentats et de cette politique,qui,quoi qu'on en dise est soit-disant à gauche.

  • #15

    Bretey Dominique (jeudi, 04 août 2016 13:38)

    Je suis allée à Antraigues et en suis repartie avec une immense émotion. On sentait la présence de Jean Ferrat partout. Et puis j'ai revue Madame Colette Ferrat quand dans le Nord ou j'habite elle est venue inaugurer le Centre Culturel Jean Ferrat. Ce fut aussi une jounée Mémorable qui se termina par un concert de chansons de Jean Ferrat.
    Jean Ferrat fait partie à jamais du patrimoine français et restera dans le coeur des gens

  • #16

    Lerusse Lucienne (lundi, 15 août 2016 01:55)

    Que du bonheur de savoir que vous le faites vivre à travers un livre!
    Soyez heureuse!

  • #17

    Jardon ROY Suzy (jeudi, 18 août 2016 18:25)

    Bonsoir Colette,
    J'ai lu ce que vous avez écrit et je suis en accord avec vous sur la personnalité de votre cher Jean, il suffit juste d'écouter ses chansons pour savoir qu'il devait être un homme formidable, j'aime tout son répertoire mais ma préférée est l'incontournable "La Montagne" , j'ai beaucoup apprécié son sens de l'Amitié, surtout avec Isabelle. Il doit beaucoup vous manquer, mais les souvenirs sont là. Avec toute ma sympathie bonne
    continuation. SUZY

  • #18

    FONTAINE Bernard (samedi, 27 août 2016 17:43)

    Bonsoir Colette,
    Magnifique témoignage de vérité sur le personnage de ton époux, tous les qualificatifs sur lui sont tellement authentiques. Rares sont encore des gens comme cela... Dans un monde dictatorial.
    Ayant habité non loin de chez vous, sur le massif du Tanargue, à JOANNAS, versant sud de la cham du cro, je l'ai r encontré à plusieurs reprises, notamment chez Leclerc faisant nos courses, et dès la première rencontre j'ai compris de quelle profondeur humaine, ce cher Jean était doté. Un homme authentique et voulant un monde si doux et non empli de violence.... Encore une fois bravo pour cette démarche avec tes amis ardéchois. Je retourne encore deux à trois fois par an, car depuis une dizaine d'années je suis retourné dans le nord, près de Lille, mais de l'autre côté de la frontière ( Belge) coin si cher à notre amie Isabelle. Aussi avec deux ou trois amis, ( de notre chorale) nous sommes en répétition, en vue de mettre sur pied un hommage à Jean.Mais ce sera bien sur plus petit que ce village corse. Si tu le désires je peux éventuellement te tenir au courant, mes coordonnées avec mon adresse, FONTAINE Bernard, rue Outre l'eau 23, B-7600 PERUWELZ, tel 0495621906 - Mail : alcatraz2442@outlook.com
    PS, à chaque fois que je retourne dans ce si beau Pays, je ne rate pas une occasion de passer lui faire un coucou, dans son coin de repos éternel. Toutes mes Amitiés.

  • #19

    Deuchst Monique (lundi, 29 août 2016 16:24)

    Bonjour Colette
    Hier dimanche ma mère agée et de santé fort dégradée et moi avons écouté le best off de Notre regretté Jean . Tant de souvenirs personnels pour la femme divorcée que je suis ! Depuis ma découverte lors de mes 17 ans de celui qui allait devenir mon chanteur fétiche , mon phare .... Peu d 'hommes avec autant d' humanité et de générosité , de talent ont traversé mon existence jonchée d' épreuves et de peine . Je caresse le rève de me rendre un jour dans votre village , me recueillir sur sa tombe .
    Merci pour votre admirable livre . Nous n 'oublierons jamais votre mari qui fut pour moi le père , le mari , l' ami que je n' ai jamais eu la chance d' avoir .

  • #20

    Vignuales Francine (mercredi, 07 septembre 2016 08:55)

    Bonjour, madame Ferrat, Depuis l'âge de 18ans, j'écoute celui qui me donne de l'espoir, dans ce monde que Jean voulait plus juste et humain. Nous sommes de la même trempe! Nous sommes allés à Antraigues, il y a deux ans en famille, et nous nous sommes recueillis sur sa tombe. C'est sûr j'achèterai votre livre. Je n'oublierai jamais celui qui fut pour moi un camarade très sincère, l'ami que j'écoutais pour me remonter le moral
    Recevez, madame, mes cordiales salutations