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Le 5 mai sans match : Les députés de nouveau sollicités

Lauda Guidicelli, Paul Giacobbi et Didier Grassi (Photo NM)
Lauda Guidicelli, Paul Giacobbi et Didier Grassi (Photo NM)

Le Collectif du 5 mai demande, de nouveau, aux 4 députés insulaires d’intervenir auprès de la nouvelle ministre des Sports pour la sacralisation de la commémoration de Furiani qui est loin d'être acquise. La Ligue de football a juste validé un 5 mai sans match pour les clubs corses. Une proposition inacceptable qui reviendrait à réduire la plus terrible tragédie de l’histoire du football à un simple drame local.

La commémoration du 5 mai 2012 a été une victoire de courte durée pour le Collectif de Furiani. Leur combat pour perpétuer cette journée et en faire « une journée de réflexion et de commémoration des tragédies qui peuvent se produire dans une enceinte sportive », selon le mot du député, Paul Giacobbi, semble un éternel recommencement.

Un retour en arrière

En début d’année, les 4 députés insulaires de l’époque avaient uni leurs forces et convaincu le ministre des Sports d’alors, David Douillet, de faire pression sur les instances nationales du football professionnel pour obtenir un 5 mai 2012 sans match et la mise en place d’un Comité de suivi pour étudier sa pérennisation. Les Corses, qui s’étaient massivement mobilisés au travers d’une pétition, croyaient l’affaire sur les bons rails. Mais la montagne médiatique, une fois apaisée, a accouché d’une souris. La Ligue de football professionnel (LFP) a voté une proposition restreignant la commémoration aux seuls clubs corses. « C’est un retour en arrière. Furiani n’est plus une tragédie nationale, mais corso-corse », commente Didier Grassi, membre du Collectif.

Trois matchs déjà programmés

La LFP invoque, pour justifier sa décision, des raisons financières et pratiques telles que les contrats de retransmission audiovisuelle et le calendrier de matchs. Trois matchs sont d’ailleurs programmés le 5 mai 2013 dans l’hexagone. Dix dates poseraient problème sur une durée de 30 ans.

Pour Paul Giacobbi qui recevait le collectif à la CTC, vendredi, ces raisons ne sont pas recevables. « Ce n’est pas un prétexte, c’est une facilité. Les dates évoluent. Souvent on abandonne une compétition car il a neigé, gelé, etc. On ne peut pas admettre, à contrario, qu’on nous dise que Furiani est l’affaire des Corses. Ce drame concerne tout le monde, les gens ont vu les images à la télévision. Il peut se reproduire, ailleurs. Depuis Furiani, de nouvelles normes de sécurité ont été édictées».

Des députés actifs

Des clubs professionnels soutiennent la démarche du Collectif : tous les clubs corses, bien entendu, mais aussi des grosses pointures comme l’OM, l’Olympique Lyonnais, l’AS Saint Etienne, Valenciennes, etc. Egalement, l’actuel entraineur de l’équipe de France, Didier Deschamps, qui était à Furiani le soir de la catastrophe et qui a avoué avoir mal vécu le titre de Champion de France gagné le 5 mai 2010. « Nous avons l’oreille attentive de la partie amateur, mais nous ne sommes pas entendus par la partie professionnelle. Nous avons donc alerté les 4 parlementaires parce que leur intervention, en début d’année, a été capitale. Un autre député est très actif, celui de Marseille, Avi Assouly, qui, journaliste sportif, est, lui aussi, tombé à Furiani. Notre objectif est d’aboutir par tous les moyens. Et, nous avons conscience qu’avec nos seuls moyens, nous n’y arriverons pas », déplore Didier Grassi.

Convaincre encore

Le Collectif a écrit à la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, et au président de la République, François Hollande, pour lui rappeler ses promesses de candidat qui, lors de sa visite électorale en Corse, l’avait assuré de son soutien.

L’exercice sera difficile, même s’il se répète. Il a fallu convaincre David Douillet, plutôt réservé sur la question. « On a fait changer d’avis David Douillet en lui expliquant que le 5 mai n’était pas une tragédie personnelle, mais de masse, qui avait une signification et qu’il fallait en tirer des conséquences. D’où l’importance de la commémoration et de la pédagogie, notamment auprès des jeunes », rappelle Paul Giacobbi.

L’argument avait porté. Il faudra le réitérer pour convaincre encore.

« Le rôle d’un parlementaire est de trouver les mots pour traduire le sentiment profond des gens. Il n’y a pas que les familles de victimes qui sont concernées par la tragédie. Il n’y a pas un Corse qui ne soit pas concerné. On va demander que l’on impose à l’ensemble des stades français que les matchs s’arrêtent, ce jour-là, au nom de toutes les tragédies qui ont eu lieu et de celles qui pourraient se passer. Le 5 mai doit commémorer tout ce qui est abominable dans les stades  », estime-t-il.

Une décision en septembre

Les parlementaires demandent donc une entrevue à la ministre des Sports en présence, comme pour la première intervention, des responsables des instances nationales, LFP et FFF (Fédération française de football). « Le rendez-vous pourrait avoir lieu début septembre. Entre temps, nous verrons ce que nous pouvons faire pour que les choses avancent. Nous ferons du lobbying », indique Paul Giacobbi.

La prochaine réunion du Comité de suivi se tiendra le 4 septembre. Le 11 septembre, le Comité exécutif de la FFF devrait trancher. Les députés insulaires vont tenter de voir la ministre avant ces deux dates et d’obtenir un report de la prise de décision de la FFF. Le temps d’obtenir, ils l’espèrent, gain de cause. Et, cette fois-ci, définitivement.
Affaire à suivre.

                                                                                                                                            N. M.

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Commentaires : 4
  • #1

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