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Les eaux de baignade corses sont de bonne qualité

 

L’ARS de Corse a mis dernièrement l’accent sur le contrôle de la qualité des eaux de baignade en mer et en eau douce. Une stratégie de contrôle adaptée et une meilleure information des estivants et des acteurs locaux constituent la mission de l’ARS en ce domaine. 

La baignade peut présenter certains risques  comme la noyade, ou ceux liés à la qualité de l’eau (infections ORL, dermatites, gastro-entérites…). Le suivi de la qualité bactériologique des eaux de baignade a pour objectif de prévenir ces risques toxi-infectieux, et de contribuer à l’amélioration continue de la qualité sanitaire des eaux de baignade au cours de la saison.

Ainsi, en 2011, 226 sites de baignade corses (170 zones de baignade en mer et 56 zones de baignade en eau douce) ont été contrôlés par l’ARS. Au total, 1.788 échantillons d’eau ont été prélevés de juin à septembre. 

Les résultats de ces analyses sont connus 48 heures après le prélèvement et sont portés à la connaissance de l’ARS qui transmet au responsable de la baignade, conclusions et commentaires, sous forme d’une fiche affichée à proximité immédiate du lieu de baignade.

En cas de résultat non-conforme aux normes sanitaires, une analyse de contrôle et une enquête sur les causes de la pollution constatée sont lancées, des mesures conservatoires pour protéger les baigneurs sont mises en place par le maire pouvant aller jusqu’à l’interdiction de la baignade sur toute la zone concernée par la pollution et jusqu’à ce que l’eau soit de nouveau conforme aux normes.

Pour la saison estivale 2012 la campagne de surveillance des baignades en mer s’étend du 18 juin au 15 septembre 2012, (fin du mois d’août pour les eaux douces).
Des eaux de mer de bonne qualité

L’eau de mer est de bonne qualité dans plus de 89 % des analyses et de qualité moyenne dans 10 %. L’eau s’est avérée impropre à la baignade dans moins de 1 % des cas soit à deux endroits : la plage de La Sauvagie à Porto Vecchio (quantité importante d’E. Coli et d’Entérocoques), à la suite d’un prélèvement réalisé le 18 juin 2012. La commune a levé l’interdiction à la suite du recontrôle réalisé le 21 juin.  Idem le 2 juillet à Calvi sur la baignade située immédiatement au sud du port, résultant d’un dysfonctionnement du système d’évacuation des eaux usées d’un ensemble immobilier, entrainant le déversement des effluents vers le canal d’assèchement voisin, jusqu’à son exutoire en mer. La baignade a été interdite par le maire à compter du 4 juillet.

La présence de posidonies garantie d’une bonne santé du milieu marin est constatée sur plusieurs sites.
Eaux douces : c'est moins bon 

Les eaux eaux douces sont de bonne qualité dans 70 % des analyses, de qualité moyenne dans près de 30 %. Le site, de « Ponte Novu » sur le Golo a été interdit à la baignade du 8 au 13 juin.

En conclusion, les eaux de baignade en mer sont de bonne qualité et respectent, pour plus de 99% des prélèvements, les normes européennes. Le bilan est moins favorable pour les eaux douces, plus sensibles aux contaminations. Le Golo, le Prunelli et le Taravo demeurent interdits à la baignade sur un linéaire plus ou moins grand, comme temporairement plusieurs autres sites. 

Enfin, l’application à partir de l’année 2015 de nouvelles dispositions réglementaires pourrait conduire à étendre l’interdiction non seulement à d’autres tronçons du Golo, mais aussi à d’autres cours d’eau, Fiumalto, Liamone et Tavignano.

L’amélioration de plusieurs réseaux publics ou privés d’assainissement, la séparation des eaux pluviales et des eaux usées, l’entretien des raccordements privés aux réseaux publics d’assainissement sont souvent les responsables puisque parfois très insuffisants.

L’ARS souligne que les municipalités collaborent efficacement, lors des épisodes de pollution avec une réponse immédiate en matière de gestion des périodes d’interdiction de baignade et d’information du public.

Le classement des eaux de baignade

En 2012, l’organisation des modalités de recherche de l’algue Ostreopsis ovata spp toxique a mis en place une surveillance visuelle et sanitaire permettant d’alerter l’ARS en cas de suspicion de présence de l’algue et le centre anti poison de Marseille en cas de cas humains suspects de troubles qu’elle aurait causé.  Une alerte sanitaire est déclenchée, s’il y a à la fois une suspicion de présence d’Ostréopsis ovata dans l’environnement, au moins deux cas humains suspects le même jour sur le même site, et, après la confirmation analytique de la présence significative de l’algue. 

Par contre, des mesures de gestion sont engagées sans attendre la confirmation analytique en cas de survenue de nombreux cas humains présentant des symptômes bénins et ayant fréquenté la même plage ou si quelques cas suspects plus gravement atteints sont hospitalisés, en raison de complications respiratoires, avec au moins deux symptômes. Le budget de cette surveillance est assuré pour moitié par l'ARS et par l'Office de l'Environnement.

Le classement des zones de baignade se fait grâce à 2 indicateurs microbiologiques de pollution des eaux de baignade (Escherichia coli et entérocoques intestinaux) recherchés à chaque analyse. Ils permettent de classer le site de baignade dans l’une des 4 classes : A - eau de bonne qualité, B - eau de qualité moyenne (conformes à la réglementation européenne). C - eau pouvant être momentanément polluée, D - eau de mauvaise qualité (si deux années consécutives, interdiction de baignade).

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