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Une nouvelle pelouse pour le stade Armand-Cesari

Elle était attendue par les dirigeants et les joueurs du Sporting. La nouvelle pelouse du stade Armand Cesari a été posée, il y a quelques jours, et parachève, ainsi, la remise en état du terrain. Le stade est, donc, fin prêt, pour affronter la nouvelle saison qui démarre le 3 août. Explications conjointes, pour Corse Net Infos, d’Emile Zuccarelli, président de la Communauté d'Agglomération de Bastia (CAB), propriétaire du stade, et de Pierre-Marie Geronimi, président du SCB.

C’est la première fois, depuis l’édification du stade de Furiani, que l’aire de jeu fait l’objet d’un tel aménagement.

La nouvelle pelouse a été élevée en Espagne dans des conditions climatiques identiques à celles de Bastia. Elle est constituée de 400 bandeaux représentant une surface totale de 8000 m2. Acheminée par camion et bateau depuis Tarragone, elle a été posée en 3 jours.

Sa pose a nécessité une préparation préalable du terrain. Il a fallu d’abord appliquer un traitement herbicide avant de retirer l’ancien gazon. Puis, effectuer des travaux de terrassement pour installer un drainage comprenant des tuyaux d’évacuation des eaux et une couche de 12 cm de matières drainantes. Ensuite, mettre en place un arrosage automatique, appliquer 20 cm de terre végétale, mettre à niveau l’ensemble du terrain et nourrir le sol avec plus de 2 tonnes d’engrais organiques. Ce n’est qu’une fois toutes ces opérations achevées que la pelouse a pu être posée. Elle est praticable, dès aujourd’hui.

Les travaux du Sporting

Pour sa part, le Club a obtenu l’autorisation de réaliser, sur ses fonds propres, des travaux d’amélioration dans la tribune Nord, notamment le remplacement des sièges pour 188 000 €, la restructuration de la tribune présidentielle et la rénovation des loges.

Parallèlement, le projet A Corsica Vince, qui engagera le Sporting sur 4 ans, est en cours d'élaboration. Ce projet, qui devrait être finalisé fin octobre, est censé remettre le Club en phase avec ce qu’il représente vraiment. « Le Sporting, c’est plus qu’un club, c’est un outil de développement », estiment les dirigeants qui promettent, aux supporters, de belles surprises pour l’automne.

                                                                                                                                        N. M.

Emile Zuccarelli : « La pelouse de Furiani est de la qualité de celle du Real Madrid »

Le président de la CAB, Emile Zuccarelli, se félicite de la pose de la nouvelle pelouse et fait un point sur la fin des travaux de rénovation du Stade de Furiani. Il revient, pour Corse Net Infos, sur les critiques formulées et la polémique, aujourd’hui à priori dépassée, avec les dirigeants du Sporting.

- Vous venez d’inaugurer la nouvelle pelouse du stade de Furiani…

- Ce n’est pas une inauguration, c’est une réception. On a réceptionné la pelouse. Les travaux sont finis. L’inauguration viendra en son temps quand on jouera dessus. La pelouse est un élément important, moins connu de la reconstruction du stade. C’est la première fois qu’elle est refaite complètement depuis que le stade existe. Il a fallu mener cette opération dans un temps très court parce que le terrain devait être utilisé jusqu’au dernier match de la saison précédente et être prêt, y compris la prise de la végétation et des racines pour ancrer le gazon dans le sol, avant la reprise du championnat. C’est ce qui a été fait. Le stade de Furiani a, aujourd’hui, une pelouse qui est de la qualité de la pelouse du Real Madrid ou du Barça.

 

- Combien a-t-elle coûté ?

- La pelouse a coûté 536 488 €. Ce coût comprend, également, l’intégralité des travaux de décaissement, de préparation du terrain, de transport et de pose des rouleaux de gazon. Le travail a été fait de manière exemplaire. Les entreprises ont été très performantes.

 

- Cette pelouse a-t-elle été conçue spécialement pour le stade de Furiani ?

- Oui. Des pelouses semblables sont, évidemment, posées ailleurs. Mais celle-ci a été élevée et acheminée spécialement. Le transport s’est effectué dans des conditions très étudiées, par camion et par bateau, parce qu’une pelouse est fragile à transporter.

 

- Après la rénovation de la pelouse, que reste-t-il à faire ?

- Il reste encore à faire tout plein de petites choses, comme toujours quand on termine ! C’est comme lorsqu’on emménage dans un appartement, on fait le gros du travail le 1er jour et le reste s’étale un peu dans le temps. Il reste à faire le revêtement du terre-plein Nord, au Nord de la Tribune Nord. Là, se construisent la salle de presse aux normes modernes et la boutique qui servira au Club à vendre ses produits dérivés. Tous ces travaux se font rondement et seront, je pense, finis à 95 % avant la fin juillet et le reste au mois d’août.

 

- Quel est le coût global de cette rénovation ?

- Cette 2ème tranche aura coûté environ 18 millions €. L’effort financier le plus important a été supporté par la CAB, aidée par l’Etat, la région et le département. L’effort a été coûteux, mais nous l’avons voulu et nous ne le regrettons pas. Surtout, nous ne voulions pas que le stade de Furiani reste comme un symbole de drames et d’échec. Nous sommes fidèles à la mémoire du drame et des victimes, mais nous voulons léguer, aux jeunes et aux enfants, un symbole de réussite, d’espoir et de beauté.

 

- Comment réagissez-vous aux critiques formulées, notamment par la presse, sur les travaux réalisés ?

- J’ai trouvé ces critiques un peu sévères. La presse a fait des titres un peu ironiques sur le fait qu’il y avait une ampoule grillée ! La personne, qui a conçu la tribune de presse, avait cru bien faire en mettant des bureaux, de 1 mètre de profondeur, qui laissaient une belle place pour poser un ordinateur et du matériel. L’ennui était qu’ainsi, les journalistes se trouvaient en retrait de 40 cm et ne voyaient plus la ligne de touche sur le terrain. Nous avons réduit les pupitres et la vue est, désormais, parfaite. Tout cela n’est que de la mise au point qui n’entache pas la qualité du projet de Furiani.  Que les critiques soient normales, qu’elles soient faites pour nous stimuler, ok, je les accepte ! Mais je voudrais, quand même, qu’à un moment donné, on dise vraiment : ce stade est superbe ! J’attends encore qu’on me le dise !

 

- Que pensez-vous du cri d’alarme d’un expert qui prétend que la tragédie de Furiani peut se reproduire ?

- C’est une sottise énorme. Je ne sais pas comment elle a pu être reprise dans la presse qui a répercuté, de manière difficilement compréhensible et un peu tendancieuse, les propos d’un expert autoproclamé qui n’est qu’expert dans les tubulures métalliques. Depuis très longtemps, cet expert mène une croisade pour que les structures démontables en tubulures métalliques soient inspectées et vérifiées de manière encore plus précise et exigeante qu’elles ne le sont actuellement. Il dit que, la réglementation n’étant pas devenue assez stricte, il pourrait y avoir un 2ème Furiani dans des stades qui ont de grandes installations en tubulures métalliques. Or, le stade Armand Cesari est construit tout en dur et n’est absolument pas concerné par cette problématique. Un nouveau Furiani pourrait arriver, mais pas à Furiani !

 

- Qu’en est-il aujourd’hui de la polémique qui vous a opposé  à la direction du Sporting ?

- Cela s’appelle une négociation et nous allons la conclure dans des conditions convenables. Les préoccupations des uns et des autres seront prises en compte.

                                                                                      Propos recueillis par Nicole MARI

Pierre-Marie Geronimi : « Nous attendons, depuis longtemps, un stade de ce niveau »

Le président du Sporting Club de Bastia, Pierre-Marie Geronimi, se déclare satisfait de la pose de la nouvelle pelouse, qui sera testée par les joueurs, le 4 août, lors du match amical contre le Chievo Verone. S’il n’a aucune inquiétude sur l’homologation du stade Armand- Cesari, il estime que des aménagements restent à faire. Il explique, à Corse Net Infos, que, depuis la polémique avec le président de la CAB, les relations entre les deux partenaires sont désormais placées sous le sceau de la concertation.

- Que pensez-vous de cette nouvelle pelouse que l’on vient de vous livrer ?

- C’est évident que, lorsqu’on s’occupe d’un club de football, une pelouse, c’est très important. Nous sommes très contents parce que la pelouse était en très mauvais état. Il était urgent pour le Club que ce changement d’aire de jeu se fasse.

 

- Le président de la CAB vante la qualité de cette pelouse. En êtes-vous satisfait ?

- Nous ne sommes pas des spécialistes es pelouse, mais nous faisons confiance aux entreprises qui l’ont mise en place. Nous disposons effectivement d’une pelouse de très haut niveau, haut de gamme, puisque plusieurs grands clubs européens ont la même. Il faut maintenant voir si elle s’adapte bien au sol, ici, à Furiani. Cela devrait être le cas puisque des études ont été faites dans ce sens. A l’œil nu, on peut s’apercevoir qu’il y a un changement notable par rapport à ce que l’on pouvait voir auparavant.

 

- Quand allez-vous l’inaugurer par un 1er match ?

- Le stade reprendra des couleurs, le 4 août, puisque le Sporting reçoit, en match amical, le Chievo Verone. Là, nous aurons un premier aperçu de ce que peut donner cette pelouse. Puis, le premier match du Sporting en Championnat aura lieu le 18 août prochain contre Reims. Nous espérons que ces 15 jours supplémentaires l’auront encore améliorée. Il n’y a que les joueurs qui pourront nous dire, au bout de quelques minutes de jeu, si cette pelouse est telle qu’on nous l’annonce ou pas !

 

- Les travaux arrivent à leur fin. Que faudrait-il, encore, améliorer, selon vous ?

- Au delà de la pelouse, il est important, pour nous, que l’ensemble des travaux avance. Nous sommes sur la bonne voie. Ça fait longtemps que nous attendons un stade de ce niveau, que nous promettons à nos supporters et à notre public qu’ils pourront enfin s’asseoir dans des tribunes confortables. Ce devrait être le cas, le 18 août prochain. Maintenant, c’est vrai qu’il reste encore des travaux et des aménagements à faire.

 

- Lesquels ?

- C’est un stade que nous reprenons et qui n’a pas été pensé pour le football de haut niveau. Donc, mois après mois, et sur les années à-venir, il faudra apporter modification après modification pour en faire vraiment un stade de football.

 

- Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ?

- Aujourd’hui, c’est un stade de football qui est confortable et adapté à la pratique du football professionnel. Il n’y a pas lieu de se plaindre, mais c’est un stade qui devra faire l’objet, au fur et à mesure de l’avancement du temps, d’aménagements supplémentaires. C’est clair !

 

- Le stade sera-t-il homologué ?

- Oui. Sans aucun problème. La Commission de sécurité  passera le 7 août. La Commission d’homologation des stades passera le 9 août. Le Club évoluait, déjà, sur cette structure dans les années passées. Aujourd’hui, avec la CAB, nous avons fait des améliorations. Donc, nous n’avons aucune inquiétude : le stade sera homologué. Il reste, néanmoins, toujours du travail à faire. Il faudra, surtout, entretenir parce que ce qui a manqué à ce stade, c’est l’entretien. Nous sommes en train de voir avec les services de la CAB à qui incombera tout ou partie de cet entretien. Encore une fois, il est certain qu’au fil du temps, il y aura des aménagements à apporter pour qu’on ait, enfin, un stade digne de ce nom.

 

- La polémique avec la CAB est-elle close ? Avez-vous déménagé vos locaux ?

- Non. Nous continuons à travailler dans l’enceinte du stade. Nous avons obtenu l’autorisation d’y faire des travaux et d’y apporter des modifications. Le Club refait, à son compte, l’ensemble de la tribune Nord en ce qui concerne les fauteuils, les espaces VIP, les espaces présidentiels… Aujourd’hui, nous sommes en contact permanent avec la CAB, nous parlons beaucoup avec les services techniques et, surtout, nous travaillons de concert. C’est le plus important !

 

- Cette concertation, est-ce quelque chose de nouveau ?

- C’est quelque chose de totalement nouveau par rapport à avant, c’est certain !

 

- Etes-vous donc satisfait des nouvelles relations entre le Club et la CAB ?

- Oui. Nous sommes satisfaits des relations parce qu’aujourd’hui, nous avons l’impression qu’on nous demande notre avis. On nous demande ce que nous pensons sur tel ou tel aménagement. Nous proposons des choses, pour ainsi dire, tous les jours. Nous sommes donc satisfaits de cette manière de travailler. Maintenant, il faut qu’elle soit pérenne.

                                                                                       Propos recueillis par Nicole MARI

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