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La DSP étendue au port de Toulon : L'intérêt de la SNCM

Avant même d'avoir été validée - au cours de la prochaine session ? - par les élus de l'assemblée de Corse la possible extension de la délégation de service public (DSP) au port de Toulon fait couler beaucoup d'encre et de salive. Tout est parti de cette note d'information de Paul Giacobbi adressée aux élus territoriaux dans laquelle il leur demande de réfléchir à cette extension.

L'élargissement du périmètre de la DSP à Toulon - pour les marchandises et les voyageurs - constituerait, est-il souligné dans cette note,  un complément à Marseille. En conséquence il était proposé aux compagnies maritimes susceptibles de postuler pour la future DSP, de proposer, d'ores et déjà, leurs offres et leurs horaires.
André-Pierre Giovannini, directeur régional de la SNCM,  pour qui cette future DSP s'inscrit en complément des décisions prises fin Avril,  disait lundi l'intérêt de sa compagnie notamment pour le fret .

Pourquoi?
Parce que, selon lui, "Marseille et Toulon font partie du même bassin économique" comme en témoigne le fret transporté (500 000 mètres linéaires sur Toulon et 1 550 000 sur Marseille).
Reste que si pour l'heure on ignore tout du futur cahier des charges, Pierre-André Giovannini n'en évoque pas moins le fait que l'on pourrait voir des "cargos mixtes sur Toulon".
"Un seul monopole"

"Celui ou ceux qui emporteront l'appel d'offres - avec la CMN, la SNCM n'a plus le monopole du transport maritime public - pourront, conséquence de la future extension de la DSP au port de Toulon, contribuer à réguler le fret, ce qui n'est pas le cas actuellement."

"Sur ce plan - cela ne vaut pas pour les passagers - il y a une carence du privé. Il fait ce qu'il veut. Comme il veut et prend le fret de qui il veut. Et sans les contraintes du service public" stigmatise Pierre-André Giovannini." Le seul monopole est, aujourd'hui,  le fait des Jaunes qui l'été, par exemple, préfèrent embarquer  un véhicule avec quatre personnes plutôt qu'un 38 tonnes et son chauffeur : la recette n'est pas la même".
Vous l'aurez compris, l'on ne s'aime pas d'un amour tendre entre bâteaux Jaunes et Bleus.
Il n'en demeure pas moins que pour le directeur régional de la SNCM, la charge de réguler cette partie du trafic revenait à la CTC et à son office des transports " mais celui-ci n'est jamais intervenu."

La DSP étendue à Toulon déja évoquée par le Sénateur Revet  lors de sa mission parlementaires - il préconisait d'étudier l’intérêt économique et la faisabilité juridique de regrouper dans une même DSP les ports de Toulon et Marseille au regard de la position de la Commission européenne - va donc arriver dans quelques jours l'hémicycle de l'assemblée de Corse.
Pour Pierre-André Giovannini ce n'est pas une mauvaise chose : le nouveau débat va peut-être accélérer l'avènement du "tarif résident sur les deux ports et d'un tarif à la remorque harmonisé et beaucoup plus bas".

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Commentaires : 8
  • #1

    mattei (mardi, 26 juin 2012 07:02)

    "tenir compte des interets de la corse et des corses uniquement",vous savez ce message que l'on nous sort avant chaque election.appliquez le, cela evitera ce qu'on a connu depuis des annees.

  • #2

    Sumerone (mardi, 26 juin 2012 07:25)

    Mais que diable veut cette collectivité...une SNCM qui ne doit sa bouée de salut qu'au prix d'une DSP qui coûte une fortune au contribuable...si seulement M. GIACOBBI vous saviez compter en jaune...et un peu moins en rouge faucille marseillais...
    À n'en pas douter une SEM se profile comme pour les CFC...2 bateaux et guère plus. La compagnie concurrente se frotte d'ores et déjà les mains eux qui travaillent...

  • #3

    M.A. CASANOVA (mardi, 26 juin 2012 09:14)

    L'OTC reémunère une activité, un service : avoir des bateaux tout le temps et à l'année sur l'ensemble des ports en Corse et cela coûte de l'argent par défaut. De ce que je sais la SNCM défend actuellement un non retour au monopole et donc une concurrence saine. Et là, en effet, l'idée de pavillon Français prends tout son sens. C'est un service qui est proposé aux Français, pourquoi privilégier dans ce cas une compagnie qui ne respecte pas le pavillon Français...?

  • #4

    Sirène Corse (mardi, 26 juin 2012 09:23)

    Mattei se bat pour la libre concurrence, soit... Tout d'un coup, quand il s'agit d'ouvrir la concurrence sur Toulon, où il était jusqu'à présent le seul a exploiter, il n'est plus ok. Dois-je comprendre que Mattei et la Corsica Ferries veulent une libre concurrence à leur avantage? De toutes manières, l'intérêt ici n'est pas que ce soit la Corsica ou SNCM. Ce qui importe, c'est ce que cela offre au Peuple Corse à ne pas oublier !!!!!!!!!!!!

  • #5

    Sumerone (mardi, 26 juin 2012 13:58)

    A M.A. CASANOVA, pour information :
    C'est un hallucinant combat d'arrière-garde, une machine à remonter le temps vers le monopole de pavillon dont les Corses se souviennent, et pas à regret. C'est de plus totalement illégal car contraire à un règlement européen en vigueur depuis 1992 qui est supérieur à la loi française. La France ferait une entorse majeure à la liberté de circulation, cela remettrait en cause les fondements même de l'Union...

    Vive la concurrence LIBRE

  • #6

    andre c (mardi, 26 juin 2012 17:50)

    et çi on reparlait de la corse moby lines sur Toulon en concurrence avec les deux autre se serait peut être une autre option a voir et ensuite a la meilleur offre a saisir de toute façon monsieur Casanova vous prêché pour votre paroisse il faut savoir que le pavillon de des bateaux concurrent on obligation aborder le pavillon français et avoir un pourcentage de marin corse ou français

  • #7

    mattei (mardi, 26 juin 2012 18:30)

    ne pas confondre interet de la sncm ,et interet de la corse.cela doit se decider en corse,ne pas faire les memes erreurs que ces dernieres annees.

  • #8

    quella (mardi, 26 juin 2012 22:25)

    la CTC doit travailler ds l'interet des corses et non pas ds celui des marseillais !!!