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Lancement à Ersa d’une campagne de mesures des polluants atmosphériques en Méditerranée occidentale

Le coup d’envoi de la campagne ChArMEx (the Chemistry-Aerosol Mediterranean Experiment) a été lancé avec l’installation, mi-juin 2012, d’une station de mesures au Cap Corse. Ce projet de suivi de la qualité de l’atmosphère en Méditerranée occidentale est coordonné par le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et associe notamment le CNRS, le CEA, Météo-France, l’Université de Corse, la collectivité territoriale de Corse, le CNES et l’Ademe.

La campagne de mesures atmosphériques ChArMEx, qui sera lncée ce vendredi à 14 heures au hameau de Botticella, à Ersa, permettra d’établir un bilan de santé précis de l’atmosphère méditerranéenne en quantifiant les principaux polluants gazeux et particulaires dans tout le bassin occidental de la Méditerranée.

Pour cela, un réseau d’une quinzaine de stations de mesures au sol ainsi que des moyens aéroportés (avion de recherche, ULM, ballons) ont été mis en place.

Parmi les lieux d’installation de ces stations au sol, la Corse a été choisie car elle représente une plateforme idéale pour l’observation du transport à grande distance de la pollution atmosphérique et le suivi de l’évolution de l’environnement atmosphérique du bassin occidental de la Méditerranée. Elle est en effet située à la confluence de plusieurs déversoirs naturels de la pollution continentale : la vallée du Pô et la vallée du Rhône au nord, le Sahara et ses poussières éoliennes au sud.

ChArMEx est le volet chimie atmosphérique du grand programme de recherche Mistrals (Mediterranean Integrated Studies at Regional and Local Scales) coordonné par le CNRS et l’IRD et mis en place sur la période 2010-2020. Il vise à comprendre le futur de la région méditerranéenne dans un contexte de changement climatique et de forte pression démographique. En effet, cette région est considérée comme l’une des plus sensibles du Globe aux conséquences du réchauffement du climat. Sécheresses et vagues de chaleur pourraient être plus fréquentes dans le futur et pourraient, par conséquent, aggraver la pollution de l’air. Les chercheurs impliqués dans le projet ChArMEx vont étudier les liens qui lient conditions climatiques et pollution de l'air afin d'estimer les conséquences du réchauffement sur la qualité de l'air en Méditerranée.

Le lancement s'effectuera en présence de nombreuses scientifiques.

• Aurélie Colomb, maître de conférence à l'Université Blaise Pascal, spécialiste de la chimie atmosphérique et de la pollution gazeuse à l'Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand (CNRS/Université de Clermont-Ferrand 2) ;

• François Dulac, chercheur CEA au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (IPSL, CEA/CNRS/UVSQ) à Gif-sur-Yvette, Coordinateur du projet ChArMEx ;

• Wolfgang Junkermann, chercheur au Centre de Recherche de Karlsruhe (Allemagne), spécialiste de la pollution atmosphérique et des mesures aéroportées à l’Institute for Meteorology and Climate Research ;

• Dominique Lambert, enseignant-chercheur de l’Université Paul Sabatier au sein du Laboratoire d'aérologie (CNRS/Université Paul Sabatier – Toulouse3), Coordinateur du projet CORSiCA (Centre d’Observation Régional pour la Surveillance du Climat et de l’environnement Atmosphérique et océanographique en Méditerranée occidentale) ;

• Marc Mallet, chercheur CNRS, spécialiste des interactions aérosols et climat au Laboratoire d’aérologie (CNRS/Université Paul Sabatier – Toulouse3) ;

• Christophe Paoli, enseignant-chercheur à l’Université Pascal Paoli de Corte, spécialiste de la prévision statistique de la pollution atmosphérique au sein du laboratoire « Service de physique de l'environnement » (CNRS/Université de Corse) ;

• Gregory Roberts, chercheur CNRS, spécialiste des interactions aérosols et nuages au Centre national de recherches météorologiques de Toulouse (CNRM-GAME, Météo-France/CNRS), Responsable de la campagne de mesures aéroportées à Ghisonaccia (Campagne VESSAER) ;

• Jean-Luc Savelli, Directeur de Qualitair Corse, association de surveillance de la qualité de l’air en Corse ;

• Jean Sciare, chercheur CNRS, spécialiste de la pollution particulaire au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (IPSL, CEA/CNRS/UVSQ), Responsable de la campagne à la station d’Ersa.

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