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Ajaccio : Laurent Marcangeli détrône Simon Renucci

Laurent Marcangeli conseiller municipal et conseiller général UMP a battu, dimanche au terme du second tour de l'élection législative le député sortant Simon Renucci dans la première circonscription de Corse-du-Sud. Le nouveau député qui a rassemblé 50,52 % des suffrages sur son nom a également largement devancé Simon Renucci à Ajaccio-ville. Dans la seconde circonscription Camille de Rocca Serra ( 53% des suffrages) a retrouvé lui aussi son fauteuil assez aisément. 

Ils sont réélus

En Haute-Corse réélection dans un fauteuil  pour Paul Giacobbi (près de 65% des suffrages) et de Sauveur Gandolfi-Scheit (38,07%) devant, comme au premier tour, Gilles Simeoni ( 31,22) et Jean Zuccarelli (30,71%).

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Dans les quatre circonscriptions de Corse

Laurent Marcangeli : L'homme du bouleversement

Il l'avait annoncé, dès son entrée en campagne. Il l'a fait. Laurent Marcangeli, conseiller municipal et conseiller général UMP, a battu le député sortant de gauche, Simon Renucci, dans la 1ère circonscription de Corse-du-Sud avec 50,52 % des suffrages contre 49,48%.

Une victoire à l'arraché puisque seulement 287 voix séparent les deux adversaires.

C'est néanmoins, au-delà de la grande surprise, un vrai bouleversement qui change considérablement la donne à Ajaccio. La ville a fait perdre son maire de près de 900 voix, un retard que le vote des communes de la CAPA n'a pu rattraper. La mobilisation escomptée par l'union de la gauche n'a pas été suffisante face à une droite qui, pour la première fois depuis des années, a su faire taire ses dissensions internes pour présenter un front uni. Les nationalistes, qui jouaient les arbitres et qui, en 2007 avait favorisé l'élection du député sortant en lançant un appel très clair à leur électorat, ne lui ont pas, cette fois-ci, renouvelé son soutien.

L'échec de la gauche est patent et il va peser très lourd pour les prochaines échéances municipales de 2014 où les nationalistes détiendront, plus que jamais, les clés du scrutin. En attendant, la gauche ajaccienne déçue ne pourra pas faire l'impasse d'une auto-critique.

                                                                                                                                             N. M.

Camille de Rocca Serra refait peau neuve

On le disait enterré par la déroute des territoriales et par les échecs successifs sur ses terres ancestrales. Mais Camille de Rocca Serra avait créé la surprise dès le 1er tour en récoltant près de 33% des suffrages, semant largement tous ses adversaires. La confusion des positionnements de la gauche, évincée du second tour, ne semblant pas lui être défavorable, il conserve, au final, son siège de député avec une confortable avance sur son challenger nationaliste. Avec 52,83 % des suffrages, il devance, de 1932 voix, Jean Christophe Angelini qui ne récolte que 46,80 % des votes, soit 1430 voix. Grâce à une droite qui, passée les cafouillages des investitures, s'est attachée à s'afficher unie et soudée, il retrouve même les faveurs des Porto-Vecchiais en arrivant en tête de 327 voix sur la ville et dans six des huit bureaux.

Un retournement de situation

C'est un véritable retournement de situation là où on attendait un tremblement de terre politique avec l'élection annoncée d'un député nationaliste et un scrutin sur le fil du rasoir.

Pour le leader de Femu a Corsica, la déception est palpable. Le nationaliste modéré n'a pu, cette fois-ci, comme pour les cantonales, compter sur le soutien de la gauche, ni du président de l'exécutif qui lui a fait payer comptant son opposition constante et déterminée à l'Assemblée de Corse. Difficile également d'évaluer les conséquences du soutien tardif, et quelque peu forcé des frères ennemis de Corsica Libera.

Néanmoins, stricto sensu, Jean Christophe Angelini réalise un beau score dans une élection nationale où, depuis sa première participation en 2002, il ne cesse de gagner du terrain. Mais le retour en force du député UMP redistribue les cartes des prochaines échéances municipales où les deux adversaires devraient se retrouver dans un duel encore plus frontal à plusieurs inconnues.

                                                                                                                                            N. M. 

Sauveur Gandolfi Scheit retrouve son siège de député

Sa réélection n'est pas une surprise. Le député sortant UMP, Sauveur Gandolfi-Scheit, retrouve donc son siège de député dans la 1ère circonscription de Haute-Corse qui se démarquait par une triangulaire. Il arrive largement en tête avec 38,07 % des suffrages devant Gilles Simeoni avec 31,22 % et Jean Zuccarelli avec 30,71%. Il réalise, comme prévu, d'excellents scores dans les communes du Sud, notamment dans la sienne, à Biguglia avec 60 % des votants, ou encore à Borgo avec 68 %.

Un succès nationaliste

L'inconnue de ce scrutin se jouait surtout entre ses deux challengers sur toile de fond municipale bastiaise. Et c'est le nationaliste Gilles Simeoni qui, comme au 1er tour, ravit la 2ème place en maintenant la distance avec Jean Zuccarelli.

Et même si seulement 200 fois séparent les deux adversaires qui se sont écharpés pendant la campagne électorale, le score obtenu par le leader de Femu a Corsica est un succès incontestable et historique. Avec 10 900 voix obtenues sur la circonscription, soit une progression de 6% par rapport au dernier scrutin, il dame le pion au candidat de gauche qui n'a pas bénéficié de la vague rose qu'il escomptait, ni de l'effet Hollande qu'il a tant revendiqué.

Le désaveu de la gauche

Et même si sur Bastia, le candidat de l'union de la gauche a largement remporté la mise avec 39,43 % des suffrages, seules 860 voix le séparent de Gilles Simeoni qui totalise 32,63% des votants. C'est la première fois qu'un nationaliste dépasse le seuil des 4 000 voix dans la ville. Si l'on ajoute que Jean Zuccarelli a bénéficié de tout le poids de la totalité des pouvoirs de la majorité municipale, départementale et territoriale, soit l'appui, en personne du président du Conseil exécutif, du président de l'Assemblée de Corse, du président du Conseil général de Haute-Corse, du maire de Bastia et du poids de la CAB, sa troisième place est un désaveu cinglant face à une force nationaliste qui ne peut compter que sur elle-même, mais qui a le vent en poupe.

La troisième position de Sauveur Gandolfi-Scheit avec 27,94 % montre que la droite bastiaise risque d'être reléguée au rôle d'arbitre dans une prochaine échéance municipale qui s'annonce, d'ores et déjà, âprement disputée.

                                                                                                                                           N. M.

Paul Giacobbi réélu à une écrasante majorité

Comme attendu, c'est Paul Giacobbi qui l'emporte, haut la main, dans la 2ème circonscription de Haute-Corse avec 64,35% des suffrages, soit 23 394 voix. La seule inconnue résidait dans l'écart avec sa challenger Stéphanie Grimaldi qui était de 20 % au 1er tour. Il frôle quasiment les 30 % au 2nd tour puisque la candidate UMP ne parvient à récolter que 35,65% des votes, soit 12 960 voix. Le député sortant, qui voulait, de son propre aveu, "une victoire qui marque les esprits" pour pouvoir mener à bien son projet de révision constitutionnelle, a été entendu. Il a profité à plein du report des voix, non seulement du Front de gauche mais aussi des nationalistes de Corsica Libera qu'il avait bien pris le soin de caresser dans le sens du poil entre les deux tours. Il a également su mobiliser sur son nom et sur son suppléant, Joseph Castelli.

Si cette victoire conforte et même renforce l'assise et le poids du député sortant, élu pour la troisième fois, dans la circonscription, il est un revers sévère pour son adversaire, la seule candidat UMP insulaire à ne pas être élue.

                                                                                                                                             N. M.

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Commentaires : 1
  • #1

    Ghiso11 (lundi, 18 juin 2012 06:53)

    Bravo, M. Le Président..'