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Bastia : Troisième tentative d'assassinat contre Olivier Sisti

Olivier Sisti, qui a déjà réchappé à deux tentatives d'assassinat, a encore été pris pour cible lundi, très tôt dans la matinée, par deux hommes qui, arrivés à moto sur le parking de l'hôpital de Bastia ont tiré à travers les vitres de la chambre où il avait été admis après avoir été blessé par balles il y a quelques jours à Aleria.

Les faits se sont produits vers 4 heures. Olivier Sisti aurait essuyé des coups de feu depuis l'extérieur de sa chambre d'hôpital du service de réanimation où il séjourne après avoir été gravement blessé le 21 Mai dernier.

Touché à plusieurs reprises, malgré la présence de policiers en faction devant sa chambre et à l'extérieur de l'établissement, on estimait en début de matinée  que le pronostic vital était engagé pour Olivier Sisti.

C'est la troisième fois que l'on attente ainsi à la vie d'Olivier Sisti.

Le 25 Octobre 2010 il avait été victime d'une première tentative d'assassinat.

A l'époque, il  sortait d’une entreprise de bâtiment, située route de la mer à Ghisonaccia, pour regagner son véhicule quand on a tiré à plusieurs reprises en sa direction. Olivier Sisti n’avait été touché qu’au thorax et aux jambes, malgré la dizaine de coups de chevrotines relevés par les enquêteurs de la gendarmerie Nationale. 

Le propriétaire de la société, présent lors des faits, l’avait conduit à son domicile où il a été pris en charge par les secours et évacué à l’hôpital de Bastia. 
La deuxième fois c'était le 21 Mai dernier. 
Alors qu'il circulait en voiture, sur le territoire de la commune d'Aleria non loin du Fort, Olivier Sisti, gérant de la paillotte Bahia, qui avait été incendiée deux jours auparavant à Ghisonacciaatteint au visage et à l'abdomen avait eu la force de rejoindre par ses propres moyens le centre de secours de la commune avant d'être évacué sur l'hôpital de Bastia où il séjournait depuis.

Ceux qui en veulent à sa vie sont revenus à la charge lundi matin avec, toujours, la même détermination.
Sur place les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie ont relevé quatorze impacts sur les vitres de la chambre dans laquelle se trouvait Olivier Sisti. Atteint par quatre projectiles, il a été évacué en fin de matinée vers l'hôpital Saint-Roch de Nice. Aux dernières nouvelles ses jours ne seraient pas en danger.

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Commentaires: 4
  • #1

    vincent Carlotti (lundi, 28 mai 2012 12:53)

    Quel acharnement à tuer ! Jusqu'à il y a quelques années je croyais cela réservé à des pays comme la Colombie ou des régions comme la Sicile: ça se passe chez nous, ça ressemble à ce qu'il peut y avoir de pire dans nos sociétés, et tout donne à penser que cette escalade criminelle n'est pas près de s'arrêter ni de monter en puissance. J'ai fait assez de reproches au gouvernement FILLON pour espérer que le gouvernement AYRAULT fera enfin ce qu'il y a à faire en me montrant tout aussi vigilant.

  • #2

    biaggi (lundi, 28 mai 2012 13:53)

    Incroyable !
    Mais comment pouvons nous accepter une chose pareille ?
    Tout le monde était prêt à parier qu'une troisième tentative était possible vu les circonstances et l'acharnement.
    Comment pouvons nous admettre que les tireurs puissent accéder dans l’hôpital, faire face à la soit disant sécurité et tirer de nouveau sur la victime.
    C'est de la pure fiction ! On se fou de nous !

  • #3

    Valerie (lundi, 28 mai 2012 15:34)

    Quand on connaît la disposition de l'hôpital, rien de plus facile ! La Réa est au rdc avec fenêtres donnant sur l'extérieur..... Je pense surtout à la frayeur du personnel, et fort heureusement personne n'a été blessé. Il faut être totalement inconscient pour risquer ainsi la vie de gens qui sont là pour nous la sauver....

  • #4

    ex-ilien ou ex-ilé (mardi, 29 mai 2012 13:09)

    Je lis plus haut
    Mais comment pouvons nous accepter une chose pareille ?
    he bien en corse tout le monde s'indigne, gueule, parfois même on s'émeut, on manifeste et on en reste là. Pourquoi??? soit parce qu’on a peur (ça peut se comprendre), soit parce qu’on fait partie du système et qu'on en profite et on préfère que cela reste comme ça.