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Toulouse – ACA : Insemi, a pudemi fà !  

Alors que le Sporting est champion de L2, et que le Gazélec vient d’officialiser sa montée, le troisième club professionnel corse joue sa peau, pour cette dernière journée de la saison. Tenus en échec par Lyon à domicile, les Acéistes sont contraints de remporter leur dernier match hors de leur citadelle, imprenable depuis vingt journées. C’est donc à Toulouse que les Oursons iront chercher leur maintien. Ce dernier peut être acquis également par un match nul, et des résultats favorables de Caen (ou Brest) et Dijon, mais qui serait assez fou pour ne compter que sur les autres ? Pantaloni, Pierazzi, Cavalli, Eduardo, Mostefa et les autres ne le sont pas, et livrerons donc leur dernière bataille, afin que vive l’ACA en L1.

Coup d’envoi à 21 heures

Eccu, ci semi ! La der des ders, le dernier combat, la dernière bataille avant la fin de la guerre. Car comment ne pas la qualifier ainsi, cette saison ? Une saison où la monté a été durement digérée, une saison où 80% des joueurs n’avaient jamais connu la première division, une saison avec un cycle aller quasi blanc, hormis ces trois succès, dont deux acquis en toute fin d’année 2011.

L’ACA ne gagnait plus ? L’ACA s’est remis à gagner.

L’ACA était au fond du gouffre ? L’ACA s’en est sorti. Plein de bravoure, plein de rage et d’énergie, ces Ajacciens.

Energie qu’ils ont laissée dans cette remontée au classement, et qui semble leur manquer en cette fin de saison, si l’on omet la victoire in-extremis face à Sochaux. Contre Lyon, ce qui devait être une finale à domicile s’est transformé en un match amer, au goût d’inachevé. Tout comme les nuls concédés face à Nice, Brest ou encore Nancy. Des erreurs d’arbitrages récurrentes, flagrantes, décomplexées. En somme, tout ce qui aurait pu enterrer avant l’heure toute équipe du gabarit sportif de cet ACA 2011-2012. Mais qu’on se le dise, plus que jamais, il ne faut jamais vendre la peau de l’ours, surtout pas de ceux qui portent un maillot rouge et blanc.

 

Une semaine de récupération intense

Finis les beaux discours, finis les phrases toutes faites, place aux actes maintenant ! L’ACA a encore son destin entre ses mains, comme l’an passé à pareil stade de la compétition. Certes, il vaut mieux être le chassé que le chasseur en football, mais on se souvient que l’an passé, la victoire à Nîmes n’avait en rien été aisée. Là encore, l’ACA avait dû tout donner, et même remonter le score. Là encore, l’arbitre, Mr Enjimi, avait le sifflet plutôt lourd sur les coéquipiers de Rivière, auteur d’un doublé en cette soirée printanière, aux Costières. Et ce soir encore, Pantaloni et ses hommes devront aller au plus profond d’eux-mêmes, oublier la fatigue et au-delà, toutes leurs inhibitions.

Mais aussi important soit-il, ce match n’a pas été abordé dans un contexte habituel. Cette semaine, le staff a voulu surtout appuyer sur la récupération :

« A ce stade de la compétition, pas question de forcer sur la préparation physique et tactique. Tout le monde sait ce qu'il a à faire. On veut retrouver le maximum de fraîcheur. Le nul concédé face à Lyon a été frustrant en provoquant une forme d'amertume. Un sentiment d'injustice qui va se transformer en esprit de révolte, dimanche », déclarait Olivier Pantaloni dans le Corse Matin de ce Jeudi.

Message au demeurant clair, ne plus calculer, réfléchir ou même faire des suppositions. Seule la victoire compte, et seul le dépassement de soi sera récompensé au final.

 

Un dernier entrainement, puis direction Toulouse

Pour ce dernier jour d’exercice à  Timizzolu, les joueurs et staff se sont attelé à continuer à faire vivre la bonne ambiance qui ressort depuis deux ans maintenant du terrain annexe de F. Coty. A la fois concentrés et souriants, les Acéistes, encouragés par leurs supporters, en ce Samedi matin, semblent prêts à en découdre. On ne parle pas de l’adversaire, coté supporters. On commente, bien sûr, les performances du voisin Gazier et on évoque pragmatiquement l’éventualité d’un retour du derby Ajaccien…sans pour autant le souhaiter, cela va de soi. Nénette, la « la gardienne et figure emblématique à Timizzolu » du club, donne un dernier coup de frottoir aux vestiaires,

André Paccioni range une dernière fois son matériel, et les joueurs, eux, récupèrent leur valise au vestiaire avant de se retrouver tous à la collation prévue avant le départ par avion dans l’après-midi.

Coté terrain, on en profite pour prendre quelques photos souvenir, avec Memo Ochoa, dont le départ n’est plus qu’un secret de polichinelle, mais aussi avec Enrico Pionetti, l’entraineur des gardiens un brin aventurier, qui quittera Aiacciu cet été, lui qui aime tant cette ville.  Un petit pincement au cœur, non négligeable, en cette fin de saison aussi mouvementée qu’incertaine.

Personne, à cette heure, ne connait encore le destin de l’ACA. Mais ce qui est sûr, c’est que la décision est entre les mains du capitaine Pierazzi et de son groupe. Grader la tête froide est une chose, mais se transcender en est un autre. Un juste milieu dont devront faire preuve les Oursons, sur le terrain hostile du TéFéCé, toujours en course pour accrocher la Ligue Europa.

Du coté des groupes, Arnaud Maire était en soin, et n’a pas participé à la mise en place. Lippini l’a faite, lui, bien qu’étant suspendu, de même que Begeorgi, qui fait parti des 19 convoqués. Il n’en faudra que 18 au final, comme chacun sait. Les Toulousains, eux, seront privés de pas mal de cadres, comme Etienne Didot, Emmanuel Rivière, et Franck Tabanou (blessés), mais aussi de Cheik M’Bengue, Paolo Machado et Daniel Congré, suspendus. Mais les jeunes pousses voudront, comme celles de Nîmes l’an passé, se montrer.

 

Supporters : déplacement dans l’urgence

Il en faudra plus en tribunes, cependant. Pris de court et peu chanceux dans leurs démarches, l’Orsi Ribelli n’ont réussi, en partenariat avec le club, qu’à débloquer un avion de 72 sièges pour se rendre au Stadium. Cependant, comme l’an passé à Nîmes, les insulaires seront rejoints par la diaspora du Sud de la France. Le renfort ne sera pas de trop mais on ne réalisera pas, sauf mobilisation imprévue, le chiffre de la saison passée, où 700 Acéistes s’étaient retrouvé dans le parcage des Costières pour fêter la remontée.

U Gruppu Aiaccinu

André, Begeorgi, Bouhours, Cavalli, Diawara, Debès, Eduardo, Felipe, Ilan, Kinkela, Lasne, Medjani, Mostefa, Ochoa, Pierazzi, Poulard, Sammaritano, Socrier, Tiberi.

U Gruppu di u TFC :

Riou, Ahamada - Fofana, Ninkov, Abdennour, Aurier, Akpa Akpro - Ben Yedder, Capoue, Devaux, Sissoko, Regattin, Sirieix, Braaten, Aguemon, Rodrigues -Bulut, Soukouna.
                                                                                                                         Olivier CASTEL 
Info pratique : le bar U Castellu est ouvert à tout supporter désirant suivre la rencontre sur petit écran.

Uniti, l’emi fatta, uniti, a faremi ! Forza A.C.A. !

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