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SC Bastia : Ligue 1, on est là !

SC Bastia - FC Nantes: 2-1 (mt 2-1)

Arbitre : M. Jochem.

Buts. Bastia : Rothen (40’), Suarez (45’). Nantes : Pancrate (32’).

Avertissements. Nantes : Veigneau (74’).

SC Bastia: Novaes - Angoula, Mary, Harek, Choplin - Diallo (Cioni 88’), Cahuzac, Rothen (Périatambée 79’), Maoulida - Khazri, Suarez (Thauvin 63’). Entraîneur : F. Hantz.

FC Nantes : Riou - Djilobodji, Vivian, Veigneau, Cissokho - Krychowiak, Trébel, Veretout (Bessat 62’), Pancrate - Wiltord, Le Tallec (Raspentino 78’)

Entre le Sporting, champion de Ligue 2 depuis le 1er mai, et le FC Nantes qui ne pouvait plus espérer accrocher la montée, la confrontation se déroulait donc sans aucun enjeu. 
Toutefois, les Bastiais avaient en tête de faire comme les anciens de l'épopée 1968 en restant invincibles à Furiani pour la seconde année consécutive. Des Nantais qui se mettaient rapidement en évidence dès le premier quart d'heure avec Treibel qui décochait une frappe trop croisée à l’entrée de la surface. Quelques minutes plus tard, les jaunes poursuivaient leur domination et mettaient la défense Bastiaise en danger avec une tête de Djilobodji  qui obligeait le portier insulaire à la parade à la 20ème minute.

Alors que le jeu sans cantonnait au milieu de terrain, les bleus tentaient quelques percées, mais la défense adverse tenait bon. On dépassait la demi-heure de jeu et ce sont les visiteurs qui se procuraient un contre et allaient ouvrir le score. Pancrate bien lancé par Le Tallaec, s'en allait battre d'un ballon piqué Novaes qui ne pouvait que constater les dégâts. Une ouverture du score qui aura pour mérite de réveiller les Bastiais piqués au vif. 

Deux buts en cinq minutes

A la 38ème minute, Khazri qui permutait sur le côté droit, décochait une puissante frappe qui obligeait Riou le portier Nantais à la parade. Deux minutes plus tard, c'était le « vieux briscard » Jérôme Rothen qui allait remettre son équipe sur le droit chemin. En décochant une frappe croisée qui touchait une première fois le poteau, le ballon longeait la ligne et rentrait dans les buts. L'ancien Parisien inscrivait son quatrième but sur les couleurs Bastiaises.  Il ne restait que quelques minutes avant la fin de cette première période, mais les bleus allaient prendre l'avantage sur le fil, grâce à Suarez, qui bien placé, reprenaoy superbement une frappe de Maoulida qui avait été repoussée par Riou. L'arbitre renvoyait donc les vingt-deux acteurs au vestiaire sur ce score de 2-1 en faveur des insulaires. 

Entre une équipe Bastiaise qui serraient les boulons en défense et une équipe Nantaise qui se dégageait comme elle pouvait sous les assauts des attaquants adverses, la seconde période baissait d'intensité par rapport à la première. Cependant, les Canaris auront eu quelques occasions d'égaliser, notamment par Fabrice Pancrate qui par deux face à face avec Novaes, auraient pu remettre ses coéquipiers en selle.  Mais le gardien Bastiais ne baissait pas la garde et le Sporting signait sa 21e victoire de la saison. 

Hommage aux supporters

Les Bastiais terminent donc de la meilleur des manières leur formidable parcours à domicile. Après être rentrés dans les vestiaires pour fêter entre eux cette victoires, les joueurs et le staff technique sont revenus sur la pelouse pour recevoir des anciens joueurs de l'épopée de 1968, leurs médailles et un trophée fourni par le club. Aucun joueur n'aura été oublié. Des titulaires aux remplaçants, en passant par ceux qui n'étaient pas sur la feuille de match, tous ont reçus cette consécration méritée. Yannick Cahuzac aura fait chavirer de bonheur les 13 000 supporters Bastiais au moment de soulever le titre de champion. S'en suivait un chant Corse en hommage au groupe de supporters « Bastia 1905 » qui l'a crée. Un tour d'honneur de tout le groupe et un envahissement du terrain, viendront clôturer cette saison magnifique à Furiani. 

La fête va se poursuivre le 19 mai prochain 

Après avoir reçu la veille le 18 mai des mains de Frédéric Thiriez le trophée – officiel cette fois – de champion de France de Ligue 2, les dirigeants du Sporting ont annoncé en marge de la rencontre de vendredi soir, qu'une fête aura lieu avec les supporters le lendemain samedi 19 mai. Si rien de particulier ne sera organisé à Istres, les joueurs feront un défilé le 19 mai à partir de 17 heures 30 dans un bus spécial. Départ du stade de Furiani, avec passage dans la ville en présentant le trophée de Ligue 2 . L'arrivée se fera sur la Place Saint Nicolas où supporters, joueurs, staff technique et dirigeants, se retrouveront pour un grand concert qui se poursuivra tout au long de la soirée. 

                                                                                                                           André CARLI

L1 : Après sept ans d'absence

2004 - 2005, c'est la dernière saison en première division du Sporting. A l'époque, les Bastiais avaient prit un assez bon départ (trois victoires et trois nul dont un décroché au stade du Ray contre Nice) durant les six premières rencontres. Malheureusement, les choses se gâteront progressivement durant la suite de la saison. Avec à sa tête un François Ciccolini assisté de Michel Padovani, le SCB devra faire face à de nombreux problèmes en interne entre certains joueurs. De nombreux clans se forment et les résultats commençaient à être préoccupants. Avec des joueurs d'expérience comme Frédéric Née, Tony Vairelles, voire Nicolas Penneteau et de jeunes révélations comme Alexandre Song et Chaouki Ben Saada, les Bastiais se retrouvent à la trêve hivernale dans une situation très compliquée et déjà aux portes de la seconde division.

C'est alors que le staff technique et les dirigeants tentent le tout pour le tout. Deux « pointures » arrivent pour prêter main-forte à l'équipe. Christian Karembeu et Stéphane Ziani. 

 

La mayonnaise ne prend pas 

Quelques semaines après ces renforts, les résultats ne sont malheureusement pas au rendez-vous. Durant le mois de janvier, les Bastiais ne signent qu'une victoire à domicile face à Nice, pour deux défaites à l'extérieur et un match nul. Le mois de février ne sera guère mieux (deux matchs nuls et deux défaites).

Les bleus se retrouvent rapidement dans la zone de relégation et n'arriveront plus à en sortir. C'est alors que les dirigeants décident de tenter un dernier électrochoc. François Ciccolini est démis de ses fonctions et remplacé par son adjoint Michel Padovani. Le changement semble porter ses fruits, puisque durant le mois de mars, les Bastiais décrochent en trois matchs, deux victoires pour une seule défaite. Le mois suivant (avril) sera plus mitigé (deux victoires pour autant de défaites). C'est toujours dans la zone rouge que les insulaires entament le dernier mois de compétition. Les deux victoires décrochées à domicile, ne seront pas suffisantes, puisque dans la foulée , les Bastiais s'inclinaient à l'extérieur dont une lourde défaite à Monaco 5-2. Le dernier match de la saison en Alsace face à Strasbourg lui sera fatal. Défait 2-0, le Sporting est officiellement relégué en Ligue 2. Les larmes du capitaine Pierre-Yves André seront l'une des images les plus marquantes de cette soirée cauchemardesque. 

Au final, le Sporting terminera la saison à la 19ème place du classement avec 41 points.

Sur les 38 matchs joués, les Bastiais ont engrangés 11 victoires, 19 défaites et 8 nuls.32 buts marqués pour 48 encaissés. Direction la Ligue 2 pour plusieurs années de disette. 

 

2012 : la renaissance 

La suite on la connaît.. Sept ans plus tard, les Bastiais emmenés par Frédéric Hantz, se redonnent le droit d'évoluer à l'échelon supérieur. Avec un bilan de 21 victoires, 8 défaites et autant de nuls, les Bastiais sont logiquement promus en Ligue 1 en décrochant en même temps leur second titre de champion de France après celui remporté en 1968. 
                                                                                                                                             A. C.

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