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Police : Le cri d'alarme des fonctionnaires corses

 A l’initiative du syndicat Unité SG police Force Ouvrière, un rassemblement a eu lieu jeudi à Ajaccio, devant le commissariat, comme un peu partout en France. Raphaël Vallet, le responsable syndical Unité SGP-FO a lancé devant une cinquantaine de fonctionnaires de police, un cri d’alarme, portant sur les  conditions de travail devenues inacceptables selon eux, les effectifs qui ne cessent de diminuer, et une administration qui ne les soutient pas.

Dire à la population que nous n’avons pas les moyens de la défendre, c'était le but de la journée. Prendre des risques, pour ces policiers, c’est se trouver en désaccord avec une administration "qui se décharge de toute responsabilité. Certaine note de service en deviennent même absurde puisqu’elle stipule que lorsque nous sommes derrière des malfaiteurs, il nous faut les poursuivre en suivant le code de la route. L’administration, si nous prenons des risques nous dit, vous le faites sous votre propre responsabilité. Elle se couvre !"

La sécurité de tous est menacée ainsi que la profession, par le manque d’effectif, "par les mensonges" qui leur ont été dits sur la possibilité d’être mieux équipé. Ces fonctionnaires veulent que la population sache qu’ils sont "là pour la protéger, que c’est leur fonction première, une priorité de tous les instants".  Une chose est sure, ils ne veulent pas être assimilés à des tueurs. "Se défendre, et protéger, mais non tuer."

Référence a été faite, lors de ce rassemblement à Damien, ce policier mis en examen le 25 avril pour homicide volontaire, après avoir tué par arme à feu, sur le continent, un homme recherché et en fuite. Cet individu était armé.

Cet évènement a permis de mettre en lumière la présomption d’innocence et de légitime défense. ""Nous sommes là pour dire à tous, qui sont les vrais tueurs, pas les fonctionnaires de police en tout cas, qui eux, sont là pour défendre nos concitoyens. Lorsque  nous intervenons c’est uniquement pour cela. Celui qui voit arriver une voiture de police et qui garde les armes à la main, n’est-il pas  l’individu dangereux ?" Ces fonctionnaires réclament les moyens de leurs actions :" Si la légitime défense change et évolue dans un mauvais sens, elle devient un permis de tuer, nous demandons alors un permis de rester en vie". Un débat sur la présomption d’innocence et la présomption de légitime défense leur semble indispensable.

Malgré tout le travail est fait, dans des conditions parfois limite, en risquant de manière quasi permanente leurs vies, et la possibilité de se retrouver face à de gros problèmes.

"A Ajaccio des gens nous attaquent, tire sur des familles avec des kalashnikov, contre lesquelles on ne peut rien faire, avec nos armes". Ces fonctionnaires demandent la reconnaissance des risques que comporte leur métier et une administration qui puisse les protéger afin qu’ils puissent à leur tour protéger la population.

"Si nous ne sommes plus en capacité de protéger, qui va le faire ? Protéger est un acte citoyen et non politique. C’est essentiel pour qu’à Ajaccio nous puissions vivre en paix, ainsi que nos enfants."
Le même rassemblement, motivé par les mêmes raisons, a eu lieu à Bastia. 

                                                                                                                                             M. S.

 

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Commentaires: 1
  • #1

    ANDRE C (vendredi, 11 mai 2012 07:59)

    MOI JE VOUDRAIT CONNAITRE LES EFFECTIFS ENTRE LA POLICE ET LA GENDARMERIE EN CORSE POUR LE NOMBRES D HABITANTS EN CORSE SANS CONTER LES CRS QUI SONS CHEZ NOUS EN PERMANENCE JE NE REGARDE PAS TROP LES INFO MES JE N EST JAMAIS ENTENDU DIRE QUE DES INDIVIDUS AVAIT TIRE SUR DES FAMILLES ET DES FORCE DE POLICE A LA KALACHNIKOV A L EXCEPTION DE MARSEILLE ALORS OU EST LA VÉRITÉ