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Marins CGT : La grève continue, la colère gronde à la SNCM

"Le personnel en grève s'est prononcé à l'unanimité pour la reconduction du mouvement" et une nouvelle assemblée générale se tiendra dimanche à 9 heures, a indiqué, samedi, la CGT dans un communiqué, estimant qu'"il en va de l'avenir de plusieurs milliers d'emplois dans notre profession".

La grève lancée le 2 mai par les marins CGT pour réclamer l'application des mêmes lois sociales à toutes les compagnies de navigation assurant les liaisons Corse-continent a donc été reconduite, provoquant ainsi la "colère" de la direction de la SNCM.

Le mouvement "est suivi à 28% à la SNCM, un peu plus à la CMN, mais cela suffit pour empêcher tout trafic", a précisé la direction de la SNCM

Les neuf navires de la SNCM et de La Méridionale, affectés aux liaisons entre Marseille, Nice et la Corse sont donc restés à quai pour le quatrième jour consécutif, quelque 10.000 passagers étant touchés depuis le début du conflit.

Nombre d'entre eux ont modifié leur retour en voyageant à bord des navires de la compagnie privée Corsica Ferries, battant pavillon italien, qui circulent normalement.
"Nous exprimons notre exaspération et notre colère face à ce conflit organisé durant l'un des plus importants week-ends de l'avant-saison (touristique), en plein retour des vacances scolaires et durant les élections présidentielles, ce qui va empêcher de nombreux Corses partis en vacances de revenir voter",  souligne la direction de la compagnie.

Le directeur de la SNCM pour la Corse, Pierre-André Giovannini, a fait part de ses "regrets pour la gêne occasionnée à notre clientèle, passagers et transporteurs de fret, et ce nouveau coup porté à l'économie insulaire".

Il a ajouté que "cette nouvelle grève ne (pouvait) que renforcer notre détermination à moderniser rapidement et à faire évoluer l'entreprise, dans tous les domaines".

La direction a aussi exprimé son "indignation" car "ce mouvement censé combattre nos concurrents de la Corsica Ferries les renforcent au contraire, au-delà de leurs espérances".

La CGT réclame l'application aux autres compagnies, notamment la Corsica Ferries, de l'inscription au premier registre maritime prévoyant l'application des lois sociales françaises.

Vendredi, une délégation syndicale a été reçue à Paris par des représentants de différents partis politiques, notamment le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, après le dépôt le 22 mars au Sénat d'une proposition de loi communiste prévoyant l'imposition du pavillon premier registre à toutes les compagnies opérant en France.

Les marins CGT ont aussi rencontré le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, qui s'est, selon le syndicat, "clairement prononcé en faveur de l'adoption de cette loi", ainsi qu'un conseiller de François Hollande. A Marseille, une délégation a été reçue par la fédération UMP.

La CGT avait annoncé avoir écrit à M. Hollande et à Nicolas Sarkozy pour connaître leurs positions sur la proposition de loi du PCF.

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