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Sporting club de Bastia : La Ligue 1 et le titre de champion de France

Stade Armand-Cesari
SCB : 3 FC Metz : 0 (2-0)
Buts pour le SCB : Diallo (29 et 35e), Maoulida (70e)
Pour le FC Metz
Arbitre :  M. Schneider
Spectateurs : 13 581
SCB :
Novaes, Mary, Harek, Choplin, Cioni, Diallo, Khazri, Cahuzac, Rothen, Maoulida, El Azzouzi (Baccarelli, Sanaia, Sans, Periatambée, Suarez)
FC Metz :
Sissoko, Ayari, Wague, Besle, Tamboura, Fleurival, Betsch, Diaz, Bouby, Duhamel, Nsor (MfaMezui, Metanire, Guerriero, Delort, Mane)

Une demi-heure.

Le suspense n'a pas duré plus mardi soir à Furiani où le ciel, qui avait ouvert ses vannes durant toute la journée, s'était mis lui aussi à l'unisson pour participer au sacre du Sporting.
Une demi-heure au terme de laquelle le talent de Sadio Diallo, qu'ili n'avait exprimé que parcimonieusement jusque-là, donna l'occasion au Sporting de sortir la tête de l'eau face à une équipe messine qui n'était venue en Corse avec l'intention de s'en laisser conter.
C'est peut-être cette volonté messine de vouloir obtenir un résultat qui gêna le SCB aux entournures. Un SCB contraint de rester sur ses gardes et parfaitement  contré par les joueurs de Dominique Bijotat lorsqu'il allait de l'avant.
Le ballon alla ainsi,et pendant un bon moment,  d'un camp à l'autre mais sans que l'on se crée de part et d'autre de véritables occasions.
Certes il y eut ce coup-franc de Khazri sur lequel Sissoko dut intervenir de façon spectaculaire pour écarter le danger (27e). Mais quand Sadio Diallo décida de passer au... talent supérieur Sissoko dut  bien s'avouer vaincu.
En deux temps trois mouvements - un contrôle de la poitrine puis un tir lobé et six minutes plus tard une frappe venue d'un autre monde - le futur rennais offrait, à la pause, son titre de champion de France !
la seconde période démarra un peu moins vite que ne s'était achevée la première. Nanti de son avance le Sporting pouvait gérer tranquillement son match et s'il est vrai qu'il fallut à Novaes, coup sur coup, éloigner le danger sur une tête de Besle puis un tour à bout portant de Bouby, force resta aux "cadres" du Sporting, ceux par qui tout ce bonheur est un peu arrivé : Rothen et Maoulida.
Le premier travailla un ballon comme il sait le faire sur le côté gauche puis le plaça au second poteau pour, justement, le second. Un contrôle du bout de la chaussure et une petite frappe et Metz était définitivement KO !
Dès lors les deux hommes pouvaient tomber dans les bras l'un de l'autre.
Le Sporting était cette fois en Ligue 1 et s'octroyait titre de champion de France. Un an après avoir enlevé le titre de National.
Les 13 581 spectateurs payants de Furiani pouvaient exulter ! 

"On les champions, on est les champions…"
Et la fête " Bleu", discrètement savourée au coup de sifflet final, ne faisait commencer 
                                                                                                                                        C. M 

Et soudain Furiani s'est figé…

Le Sporting est éternel...
Il est tombé en National.

On l'avait menacé du CFA.

Mais deux saisons après le Sporting -  existe t-il un autre exemple dans le football français d'un club qui possède cette même faculté de rebondir ? - est de retour en... Ligue 1 !
Un formidable exploit que le stade Armand-Cesari, meurtri par les malheurs qui se sont abattus sur lui le 5 Mai 1992, a apprécié à sa juste valeur.
Mais auparavant il s'était tu.
Spectacle irréel que ce stade, d'habitude si agité, silencieux à l'entrée des acteurs de Sporting-Metz et figé pendant une vraie minute de ce silence en mémoire de tous ces morts pour les bleus par une de ces journées lumineuses dont le mois de Mai nous sert depuis la nuit des temps.
Mais la lumière de l'époque à vite viré au noir de l'horreur.
Aujourd'hui la Corse n'a pas encore fait totalement son deuil de cette maudite soirée. Et Furiani pas davantage.
Mais par-delà tous les aléas qui au cours des vingt dernières années ont jalonné sa carrière à tous les niveaux du football français, le Sporting à souvent plié, fait le dos rond, supporté, encaissé. Mais aussi répliqué. Riposté. Gagné. Puis replongé. Mais jamais renoncé.
Aujourd'hui le voilà de retour au premier plan.
Comme pour affirmer qu'il vous survivra. Qu'il nous survivra.
Oui, il est éternel le Sporting !
                                                                                                                          Charles MONTI 

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Commentaires: 1
  • #1

    SEB (mercredi, 02 mai 2012 01:13)

    Quelques réactions à chaud de Jo Bonavita, Yassin El Azzouzi, Mathieu Sans.

    http://www.supporterduscbastiaenbretagne.com/bienvenue.ws