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Meurtres de la Plaine orientale : Près de 1 000 personnes défilent en silence à Ghisonaccia

Près d'un millier de personnes, parmi lesquelles on a reconnu notamment Dominique Bucchini, président de l'assemblée de Corse, ont défilé samedi dans les rues de Ghisonaccia  pour protester contre la série de cinq meurtres qui a endeuillé la micro-région de la Plaine orientale au cours des dernières semaines.

L'année dernière déjà, près de 3.000 personnes avaient participé aussi à une "marche blanche" silencieuse à la mémoire du président du club de football de Ghisonaccia Marc Paolini, assassiné le 16 décembre 2010.

Samedi les manifestants silencieux, aux premiers rangs desquels avaient pris place les familles des victimes,  se sont rendus de la mairie au siège de la compagnie de la gendarmerie, non sans avoir marqué, volontairement, un arrêt devant le cimetière où reposent plusieurs victimes des tragédies qui endeuillent toute la région depuis plusieurs mois.

Au terme de cette marche, impresionnante de silence, Jean Sisti, le frère de  Jo Sisti, récemment assassinés avec son beau-frère, a tenu à dénoncer la "cruauté" des meurtriers qui tuent "avec le souci sadique et pervers de marquer les esprits, et d'anéantir les consciences" en Plaine Orientale.

Dans leur appel au rassemblement, les familles endeuillées avaient pour leur part dénoncé "l'absence de résultats des enquêtes policières et du peu de moyens des enquêteurs" face aux meurtres de ces "hommes honnêtes et travailleurs".

Jo Sisti, ancien dirigeant nationaliste, avait évoqué, avant son assassinat, le contexte "de violence multiforme que connaît actuellement la Plaine orientale".

Difficile cependant à la justice d'établir les motivations précises de ces divers actes sanglants, mais à ce niveau on évoque, volontiers,  délinquance organisée, économie souterraine, et spéculation immobilière…
Mais aucun début de solution ne pointe, hélas, à l'horizon. C'est la raison pour laquelle le mouvement d'exaspération silencieux de samedi pourrait s'exporter dans un premier temps vers Ajaccio puis, pourquoi pas?, vers Paris comme cela a été évoqué samedi. 

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Commentaires: 5
  • #1

    U Palatinu (dimanche, 29 avril 2012 08:25)

    Je suis extrêmement mal placé pour dire ce genre de chose dans la mesure où je n'y étais pas hier (étant à Santu Petru di Tenda), mais je pense que ce genres d'initiatives sont plus que louable pour montrer notre refus de l'atrocité, et se doivent de se reproduire.
    L'idée serait peut être d'organiser une telle marche à Corti, en tant que point central de la Corse, pour faciliter l'accès à tous les Corses désireux de participer.

  • #2

    FIAT LUX (mardi, 01 mai 2012 18:28)

    très bonne initiative,et je soutien à 100 pour 100,mais est-ce que ça peut servir à arrêter toute cette violence gratuite?

  • #3

    Indignée (vendredi, 04 mai 2012 08:10)

    Comme s'il y avait une violence payante !!! La violence est la violence elle ne peut être accompagnée du mot gratuite c'est un non sens ! Qu'importe, je suis allée In Ghisunaccia marcher aux cotes d'hommes et de femmes atterrés et démunis face a la mort. J'espère que la voix du peuple se fera entendre partout en Corse et que cette prise de conscience collective génère un sursaut salvateur et annonciateur de changement.

  • #4

    FIAT LUX (samedi, 05 mai 2012 08:21)

    c'est une expression "la violence gratuite" j'aurais du écrire la violence tout cour,pour vous faire plaisir.

  • #5

    Indignee (lundi, 07 mai 2012)

    Fiat Lux je suis parfois un peu cinglante !!! J'ai aussi un peu de mal a accepté la violence, merci pour votre sollicitude