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Présidentielles : les réactions des élus corses

Les résultats du 1er tour des élections présidentielles surprennent en Corse par l’ampleur du vote Front National, qui suscite des interrogations. A gauche, la satisfaction est de mise. A droite, le pari de ne pas descendre au dessous de la barre des 30 % est gagné. Seul, le Front de Gauche qui espérait que Jean-Luc Mélenchon arrive en 3ème position devant Marine Le Pen ne peut cacher sa déception, au niveau de ses scores, tant nationaux que locaux.

 


Paul Giacobbi, président PRG de l’exécutif territorial, député sortant de la 2ème circonscription de Haute-Corse

« Nous avons au plan national un résultat inespéré, tout à fait extraordinaire. C’est la première fois, dans l’histoire de la Vème république qu’un sortant n’est pas en tête ».

 

Jean Zuccarelli, candidat PS-PRG aux législatives dans la circonscription de Bastia 
« C’est d’abord une grande satisfaction de voir François Hollande en tête et la gauche totaliser un score qu’elle n’a pas fait depuis bien longtemps. Nous espérons la victoire. Un rassemblement est en train de se constituer. Il va falloir mobiliser entre les deux tours. En Corse, la tendance se concrétise avec une réduction des écarts enregistrés en 2007 entre Nicolas Sarkozy et le candidat PS. Bastia est plus proche de la tendance nationale que ce que nous pouvons observer sur l’ensemble de la région. Je ne sous-estime pas le score du Front National qui est un vote protestataire important sur notre île et qui traduit, tout à la fois, le rejet de Nicolas Sarkozy, un certain découragement, un désarroi et une perte de confiance dans la politique. Il va falloir revenir vers ces électeurs pour leur dire que François Hollande peut réellement apporter un changement et de meilleures perspectives. Mais le vote Le Pen ne change pas radicalement la dynamique qui se crée autour de François Hollande ».

 

Emmanuelle de Gentili, élu territoriale PS

« On a ouvert la voie avec ce score. Il faut se mobiliser encore plus. Les 15 jours qui viennent vont être importants. En Corse, c’est une grande victoire car l’écart droite/gauche se resserre. François Hollande a récupéré des points. Il y a quand même une interrogation sur le vote Le Pen. Il faut étudier le phénomène. On ne peut pas dire seulement que c’est un vote contestataire. Ces élections nous envoient un message ».

 

Jean-Marc Ciabrini, représentant du PS en Corse-du-Sud

« Il est clair que la politique de Nicolas Sarkozy a été sévèrement sanctionnée. C’est une sanction contre une présidence de coups et de Zigzag. Le vote d’adhésion, qui a placé François Hollande en tête de tous les candidats, va entrainer une dynamique et témoigne de l’immense espoir de lendemains meilleurs. Au cours de la prochaine campagne, nous allons expliquer encore et toujours, de manière à ce qu’il n’y ait plus d’égarement dans le vote. Le score de Marine Le Pen exprime une colère, une condamnation de la politique de Sarkozy, de mon point de vue, un égarement. Il y a de quoi s’inquiéter. En Corse, elle a fait des scores absolument extraordinaires, arrivant souvent en tête dans un certain nombre de bureaux de vote. Quand je vois son score dans certains villages, je me demande quel ressort a pu mouvoir nos concitoyens pour qu’ils aillent sur ce vote-là. Je n’en vois qu’un, celui du désespoir qu’à su mettre dans les esprits Nicolas Sarkozy. Quand on joue sur les peurs, on obtient ce résultat-là. J’appelle nos concitoyens à se ressaisir et à faire en sorte que, la colère passée, le 6 mai, Nicolas Sarkozy soit de nouveau sanctionné et que surtout François Hollande puisse porter l’espoir de la majorité ».

 

Simon Renucci, député-maire d’Ajaccio

« Il y a une poussée de la gauche dans le prolongement des régionales et des cantonales. Et, en même temps, la volonté des Français de s’inscrire dans un monde nouveau, dans une espérance que François Hollande porte. Le soutien d’Eva Joly et de Mélenchon concrétise cette espérance. Sur le plan local, premièrement, Hollande progresse en Corse par rapport à 2007. Deuxièmement, il y a un vote protestataire de défiance dans les quartiers populaires qui exprime bien le rejet d’une politique et qui est lié à une méconnaissance d’une situation plus générale et à des slogans rapides qui ne traduisent pas la réalité, ni l’adhésion. Il y a un travail de fond à faire ».

 

Tony Cardi, représentant du Front National

« Nous sommes très satisfaits des résultats en Corse. A l’échelon national, il vaut mieux être un bon troisième qu’un mauvais second. Nous avons toutes les chances pour les échéances électorales prochaines. Nous attendons les consignes de vote de Marine Le Pen. Mais nos électeurs sont libres car ils viennent de toutes les mouvances politiques »

 

Paul-Antoine Luciani, candidat du Front de gauche aux législatives dans la 1ère circonscription de Corse-du-Sud, adjoint au maire d’Ajaccio

« Je suis préoccupé par les résultats de Marine Le Pen. Il y a effectivement un vote de droite et d’extrême-droite important en Corse, mais rien n’est perdu, il y a encore des réserves de voix. Il y aura mobilisation de la gauche au second tour, un reclassement du vote protestataire entre la droite et la gauche ».

 

Michel Stéfani, président de la Fédération régionale du Parti communiste, candidat aux législatives dans la 1ère circonscription de Haute-Corse

« Si on se réfère à ce qui se disait en septembre où on mettait le Front de gauche entre 4 et 6 %, dire que ce résultat n’est pas satisfaisant est une erreur. Nous sommes très préoccupés par les résultats de l’extrême-droite qui confirment une forte présence sur le pays et sur la Corse. Nous devons nous interroger sur les thèmes développés dans la campagne. Sarkozy a ouvert un boulevard aux idées de Le Pen. Il faut voter massivement François Hollande pour réduire l’extrême-droite et permettre une alternative ».

 

Marcel Franscici, président départemental de l’UMP de Corse-du-Sud

« C’est une grande satisfaction parce que Nicolas Sarkozy ne s’est pas effondré comme cela était annoncé. Je note que le candidat socialiste perd dix points depuis sa désignation aux primaires. Le fait marquant de la soirée est le score de Marine Le Pen qui a fait une percée phénoménale en Corse. Tout va se jouer pendant ce second tour. Nos militants sont mobilisés. Nous nous adressons, ce soir, aux abstentionnistes et à tous les autres pour essayer de les ramener vers notre candidat parce que nous pensons que c’est le seul capable de diriger la France pendant les cinq prochaines années ».

 

Franck Giovanucci, responsable de campagne du président sortant pour la Corse

« Au niveau local, c’est une très grande défaite pour l’immense classe de gauche corse qui a appelé à voter pour François Hollande. A Ajaccio, il arrive en 3ème position derrière Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. C’est, pour moi, un véritable échec des consignes de vote aussi bien de Simon Renucci que de Paul Giacobbi. Entre les deux tours, nous allons continuer à dire quel est le bon chemin pour la France et pour la Corse. Pour nous, à l’UMP, le meilleur président pour la Corse est Nicolas Sarkozy ».

 

Camille de Rocca Serra, élu territorial UMP

« La différence que j’ai avec d’autres candidats, c’est qu’on sait où je suis. J’ai une traçabilité, un positionnement politique. Je respecte mes positions. Je suis d’une loyauté par rapport au président sortant que j’ai soutenu depuis cinq ans ».

 

Sauveur Gandolfi Scheit, député-maire de Biguglia

« On s’imaginait que les résultats du président devaient être catastrophiques. Je suis confiant depuis longtemps. Sur le plan local, si on fait le décompte de ma commune et des communes voisines, la droite est largement en tête. Alors, je crois que le résultat se fera dans les quelques semaines à venir. J’attends avec impatience d’aller encore sur le terrain déposer mon bilan ».

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Commentaires: 1
  • #1

    quidam (lundi, 23 avril 2012 09:00)

    Etrange que nos spécialistes de la politique soient si surpris par le résultat de Le Pen. La gestion de nos affaires devaient forcement nous y porter. Vote sanction, vote desespoir ok. Mais attention que celà ne devienne pas un vote d'espoir, un petit grincheux a incarné cet espoir là en 29 en allemagne.

    Allez juste pour rire : http://grincheux.typepad.com/.a/6a00d8341bfb9a53ef0167654aa2a5970b-320wi