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Journée internationale des prisonniers politiques : Corsica libéra dénonce le sort fait à Petru Paoli

La journée internationale des prisonniers politiques organisée par l’Associu sulidarità, qui s’est tenue samedi soir à Ajaccio, a débuté par la lecture d’un communiqué de Corsica Libera qui s’est élevé contre la mise en examen de Pierre Paoli,  membre de son exécutif.

Voici le texte qui, dans le cadre de a Ghjurnata Internaziunale di i Prighjuneri Pulitichi, a été lu en prélude à a storia di a ripressioni  in Irlanda, Corsica, Paesu Bascu et à un programme éclectique avec une conférence-débat (prisonniers politiques corses : analyse et perspectives) et un concert de Vitalba.

" Petru Paoli, membre de l’exécutif de Corsica Libera, a été mis en examen pour infraction sur la législation des jeux. Il est accusé d’avoir laissé jouer à des jeux d’argent dans un club du cours Napoléon sans avoir obtenu auparavant l’autorisation administrative nécessaire à ce genre de loisir. Le club en question n’avait été ouvert que depuis moins de quatre mois. Il avait pour un court laps de temps assuré la présidence de l’association loi 1901 dûment déclarée en préfecture avant que ses obligations trop nombreuses ne le contraignent à renoncer à cet présidence.
Corsica Libera constate qu’un certain nombre de points concernant la procédure de cette affaire pose problème.
- C’est la première qu’une affaire de ce type débouche sur une affaire gendarmesque de cette envergure : plus de 60 gendarmes, des heures d’écoute téléphonique et de surveillance pour en arriver là.
- La méthode employée pour les interpellations, inhabituelle et surdimensionnée, a des perquisitions qui ont duré la demi-journée, emploi de chiens renifleurs et autre
- Des informations malveillantes et mensongères livrées à la presse par les services de police que les journalistes ont démenti le lendemain :
Bref tout a été fait pour qu’une affaire qui aurait se limiter à une convocation et soit à une contravention, soit à une mise en examen dans tous les cas sans mandat de dépôt, se transforme en opération à la Bonnet.
Pour Corsica Libera les personnes poursuivies dans cette affaire ne sont que les victimes collatérales d’une procédure au cours de laquelle le parquet a eu  une occasion d’impliquer et donc de salir sciemment un dirigeant important de notre mouvement. Cet incident survient au moment où notre mouvement amorce une dynamique qui lui permettra d’aboutir à une solution politique.
A notre sens , la stratégie demeure la même : empêcher les forces de changement de s’exprimer . Ainsi naît dans l’opinion cette image de connivence entre mouvement nationaliste et trafic frauduleux.
Autrement dit si Petru Paoli avait appartenu à un parti du clan il n’aurait eu aucun problème, ni lui ni ses proches.
Le procureur, qui sait bien que l’on ne peut faire avaler n’importe quel mensonge  dans un pays où tout le monde se connaît, a pris les devants en déclarant que cette affaire portait sur des sommes de l’ordre de dizaines de milliers d’euros. Etonnant pour une association loi 1901 qui n’a fonctionné que durant quelques mois. Nous pensons quant à nous qu’il confond  avec les véritables cercles de jeux répartis dans toute la France et contrôlés par les barons des grands partis proches du pouvoir. A quand une magistrature libérée de la férule du pouvoir exécutif ? A quand des procédures qui ne devront pas leur avancement au pouvoir en place ?
Nous exigeons la libération immédiate de Petru Paoli et Jacques Paoli.

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