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Le chemin de croix et A Granitula sans pénitents à Calvi !

Les cérémonies de la semaine sainte se sont poursuivies dans l’île de beauté.

En ce  Vendredi Saint , jour de la Célébration de la passion du Christ et de sa mort sur la croix, il  est demandé aux fidèles le jeûne et l'abstinence pour s'unir aux souffrances du Christ. Les chrétiens sont aussi invités à participer au Chemin de Croix. A Calvi, après la procession du matin (A Cerca)  par les confrères de Saint Antoine et de Saint Erasme,dans la soirée, avait lieu la traditionnelle procession A Granitula.

Celle-ci démarrait de l’oratoire Saint Antoine à la citadelle et descendait vers l’église paroissiale Saint Marie Majeure située au cœur de la basse ville.

A l'image du Christ transportant sa croix, la tradition veut que des pénitents, pieds nus, la tête recouverte d’une cagoule blanche, refassent le chemin de croix.

Sauf que là, alors que la veille ils étaient trois, il n’y en avait aucun pour faire pénitence !

Les fidèles et les nombreux visiteurs venus pour assister à ce moment fort de la semaine sainte n’ont pas manqué de faire savoir leur étonnement.

Bien évidemment, même sans eux, la procession de la Haute-ville vers la basse-ville démarrait à 21 heures.

Un long calvaire, au cours duquel les membres des confréries de Saint-Erasme à la cape (tabbarinu) pourpre et ceux de Saint-Antoine à la cape (tabbarinu) grise portant les uns, le corps du Christ allongé et les autres la « Vierge des Douleurs » toute habillée de  noir étaient suivis par le père Jean-Yves Coeroli, curé de la paroisse et des centaines et des centaines de fidèles.

Après un court passage dans l’église Sainte-Marie Majeure, les confrères ressortaient pour A Granitula.

Celle-ci consiste à tourner en rond tout en se resserrant sous forme d’un escargot en entonnant des chants religieux, avant de s’ouvrir à nouveau pour repartir en procession à travers les rues de la cité. Deux nouvelles stations pour A Granitula étaient prévues sur le parcours, l’une sur le port et l’autre au pied du monument aux morts.

Ensuite, les confrères  remontaient  à la Cathédrale pour y déposer le corps du Christ et la Vierge des Douleurs.

                            Texte et diaporama Jean-Paul LOTTIER