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Paul Giacobbi dresse un bilan satisfait de sa mandature

Le député sortant et président de l’exécutif territorial brigue un nouveau mandat de député aux élections législatives de juin prochain dans la 2ème circonscription de la Haute-Corse. A ses côtés, comme suppléant, Joseph Castelli, président du conseil général de Haute-Corse. Dressant le bilan de sa mandature, Paul Giacobbi estime avoir accompli son travail de député tant au niveau de la Corse qu’au niveau national. 

C’est dans sa maison familiale, à Venaco, entouré de ses fidèles, que Paul Giacobbi a, vendredi matin, annoncé officiellement sa candidature aux élections législatives de juin prochain dans la 2ème circonscription de la Haute-Corse. 

A ses côtés, Joseph Castelli, Président du conseil général de Haute-Corse, sera, une nouvelle fois, son suppléant.

Un choix évident, attendu, que le député sortant justifie par l’amitié qui les lie et par le long chemin qu’ils ont parcouru ensemble, mais pas seulement. « Joseph Castelli est un homme de terrain, très concret, qui a joué un rôle considérable dans sa région. En même temps, c’est aussi un homme de dossiers, qui a la vision du développement de la Corse et des institutions ».

Le Président du conseil général de Haute-Corse, pour sa part, ressent « un honneur, une certaine fierté d’être de nouveau à ses côtés. Je l’ai déjà été en 2002 avec succès puisque nous avons battu largement le député sortant de l’époque ».

Une voix prédominante

Puis, le député sortant s’est attaché à dresser un bilan de sa mandature à trois niveaux : local, national et international. Pour lui, un député représente l'ensemble de la nation, pas seulement la région qui l'a élu. « J’ai été présent dans tous les débats, j'ai joué le rôle qu'il fallait. Mon bilan est reconnu sur tous les bancs de l'Assemblée nationale, notamment dans deux ou trois domaines ».

Il estime, d’abord qu’en tant que défenseur du territoire corse qu'il représente, sa voix a été « prédominante, y compris auprès du gouvernement, et a exercé une influence beaucoup plus grande que celle des députés appartenant à la majorité ».

A contre-courant

Au niveau national, dans le domaine de la crise financière, il affirme avoir « été le premier, à l'automne 2007, à réellement montrer ce qu'était la crise, ce qu'elle allait être ». A l’époque, beaucoup croyait que la France ne serait pas touchée. « Sur mon site, dans mes écrits et mes interventions publiques, je disais l'inverse, que la crise allait nous toucher de plein fouet, qu’elle ne s'arrêterait pas de sitôt et qu'elle durerait, au minimum, dix ans. Nous sommes en 2012, la crise est loin d'être terminée, toutes les prévisions montrent que le monde occidental, à commencer par la France, sera en récession cette année ».

Des répercutions locales

Sur le plan international, cet admirateur de l’Inde, pays de son épouse, avoue sa contribution « à la réflexion et à l'orientation sur des grands problèmes stratégiques avec les pays du sous-continent indien : Pakistan, Bangladesh, Inde ou sur la guerre en Afghanistan ». Pour lui, toutes les grandes questions, y compris les questions stratégiques et de terrorisme, sont d'une extrême importance, y compris au plan local, car elles ont des répercutions profondes dans les territoires, comme vient de le démontrer la tuerie de Toulouse.

Un vote unanime

Paul Giacobbi va ensuite lister toutes les actions qu’il a menées en faveur de la Corse. Au premier rang desquelles : le Programme exceptionnel d'investissements (PEI). « Le résultat est qu'il est sécurisé à niveau de 100 millions € par an. Ceci a résulté non seulement de mes interventions publiques, mas également des discussions que j'ai eues avec le gouvernement et même au sommet de l'Etat, et que j’ai toujours rendu publiques ».

La loi sur le PADDUC. « C'est la première fois que l'on vote à l'unanimité une loi telle qu'elle a été proposée et modifiée par l'Assemblée de Corse. Je crois avoir été très actif dans l'obtention de cette unanimité en convaincant le gouvernement, puis l'ensemble des groupes de nous suivre ».

Une question de loi

Il explique avoir abordé d'autres sujets, notamment les langues régionales, la capacité de l'université de Corse a géré son patrimoine et la question non réglée des victimes des accidents nucléaires. Sur le rapprochement familial pour les personnes condamnées, il tacle, sans le nommer, le député de la 1ère circonscription de Haute-Corse, Sauveur Gandolfi-Scheit, auteur d’une loi qui porte son nom. « Je sais bien qu'il y en a qui s'agite énormément en disant : j'ai fait voter une loi. C'est un mensonge. Personne n'a jamais fait voter de loi sur ce sujet, à ce jour, à ma connaissance. Il ne faut pas confondre les choses surtout quand il s'agit de loi ou de proposition de loi qui, de toute façon, quand bien même elle aurait été votée et promulguée, ce qui n'est évidemment pas le cas, n'aurait aucun effet juridique ».

Et il revendique la paternité des mesures positives par son action auprès des différents ministres de la justice et du chef de l'Etat pour faire avancer le dossier. « Tout n’est pas parfait, notamment pour des questions de places matérielles, d'abord à Ajaccio ».

Un nouveau mandat 

Paul Giacobbi se montre également très satisfait d’avoir œuvré  pour le maintien de la Chambre régionale des comptes dans l’île et d’être intervenu, notamment sur la violence. « Quand j'ai évoqué la situation de la Corse à l'Assemblée nationale, j'ai recueilli l'approbation de l'ensemble des bancs. Quand on arrive à dire ce qu'il faut au moment où il le faut et que c'est approuvé très fortement, cela marque. C'est d'ailleurs une des rares occasions, pendant la mandature, où le gouvernement et tous les députés ont approuvé de manière claire, précise et forte. Là, il m'a semblé représenter pleinement la Corse ».

C’est donc fort de ce bilan qu’il a décidé, à 54 ans, de continuer et de briguer un troisième mandat. « Pour moi, il est indispensable de jouer ce rôle d'intermédiaire, en quelque sorte d'interface entre un Etat encore trop centralisé à Paris et la Corse. J'ai un rôle à jouer encore pour quelques années ».

Être crédible

Pour lui, la question essentielle est de savoir s’il a exercé  une influence réelle, positive, reconnue, s’il a acquis une légitimité, une crédibilité, par rapport à la représentation du territoire qui l'a élu. « Oui, je crois très franchement. Si vous posez la question à mon groupe, aux députés de la majorité, au gouvernement, au sommet de l'Etat, ils vous diront : Giacobbi représente bien la Corse. C'est incontestable et incontesté. Si vous leur demandez si, sur la crise financière, les questions stratégiques et la commission des affaires étrangères, j'ai joué mon rôle : oui, je crois. J'ai atteint l'objectif que doit se fixer un député : être légitime, influent, entendu, écouté, qu'on tienne compte de son avis, qu'il pèse sur les évènements. C'est ce que je me suis efforcé de faire ».

Rien d’acquis

Donné grand favori de ce scrutin législatif, auquel il se présente pour la 5ème fois, le député sortant reste néanmoins circonspect. Deux défaites sur quatre campagnes l’ont rendu prudent. « Je ne connais aucun résultat acquis d’avance ».

Quand à savoir quel mandat de député ou de président de l'exécutif il abandonnera si François Hollande devient président et fait voter, comme il s’y est engagé, une loi sur le non-cumul des mandats, il se montre sibyllin : « François Hollande a dit que cette décision serait prise assez vite et qu'elle s'appliquerait dès le prochain renouvellement, c'est-à-dire en 2014 ou en 2016, il me faudra décider dans ce laps de temps ».

Une campagne inaudible

Paul Giacobbi entre donc en campagne, bien qu’il s’en défende estimant qu’un véritable élu l’est en permanence. « Il faut toujours être au contact de la population et des citoyens, pour écouter, éventuellement pour modifier ce que l’on dit ou ce que l’on fait en fonction de ce que l’on entend, de ce que l’on comprend de la réalité des choses ». Il donne ainsi le coup d’envoi d’une bataille électorale qui, jusqu’à présent, est à peine audible dans cette 2ème circonscription de Haute-Corse où tous les candidats ne sont pas encore déclarés. Affaire à suivre.

                                                                                                                                N. M.

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Commentaires: 1
  • #1

    Auguste (mardi, 03 avril 2012 17:32)

    Bravo. C'était prévu.nous vous aiderons