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L'ACA " s'offre " l'Olympique de Marseille (1-0)

Dans un match tendu, les Oursons ont su exploiter les failles d’un OM malade et à des années-lumière de ses objectifs. Solides au milieu, concentrés en défense, les Acéistes ont concrétisé leur bonne seconde mi-temps par un but inscrit dans les dernières minutes du temps règlementaire. Grâce à cette victoire, l’ACA ressort de la zone rouge en attendant la suite de cette 27e journée. L’Ours frappe fort ce soir, grâce à ce but d’André.

 AC Aiacciu 1-0 O Marseille (0-0 MT)
Stadiu F. Coty ; Vennari u 9 di Marzu di u 2012
Tempu : Fritu ; Tarennu : Mediu
Spettatori : circa 10 300
ACA : Ochoa – Lippini, Medjani, Poulard, Bouhours – Pierazzi (Lasne 81a), Mostefa, Cavalli (Diawara 90e), Tiberi (Ilan 69a), André – Eduardo
OM : Brandao  J.Ayew  D.Traoré R.Fanni S.Mbia N.Nkoulou C.AzpilicuetaS.MandandaB.Cheyrou C.Kaboré M.Amalfitano
Arbtiru : Mr Duhamel
Dans ce duel entre deux équipes aux destins éloignés, la défaite avait un avant-goût différent. D’un coté, l’OM, quatre matches sans victoire, prétendant à la LDC mais de plus en plus largué au classement, avec une série de trois défaites dans les têtes, et des supporters qui perdent patience.
De l’autre, un ACA aux couleurs retrouvées, aux qualités en éclosion et de bonne humeur, qui, malgré une défaite sévère à Paris, n’a pas démérité. Deux adversaires de choix pour ce match avancé de la 27e journée. L’ACA l’emporte au terme d’un match âprement disputé, mais surtout de quatre-vingt dix minutes d’engagement total, à l’image de ce match au Parc des Princes, qui cette-fois ci s’avère payant. Comme quoi, il y a une justice.
Un match qui démarre fort coté marseillais, avec une première occasion pour Brandao, qui part au-dessus de la barre d’Ochoa. De quoi entrer rapidement dans le vif du sujet. Les Marseillais sont déjà percutants offensivement, et font bien tourner le ballon, face à des Ajacciens pas encore dans le match, mais tout de même présents dans les duels. Deuxième alerte avec encore Brandao. L’attaquant brésilien tente de marquer de manière peu académique, mais bute sur un Ochoa toujours aussi bluffant dans ses arrêts réflexes. Le premier quart d’heure montre des marseillais dominateurs, mais qui peinent à inquiéter la défense de l’ACA, très serrée et toujours bien placée.
Au tour de Mandanda de trembler
L’ACA va dès lors se porter plus vers l’avant, grâce à un nombre de ballons plus conséquent et des attaquants qui rentrent peu à peu dans la rencontre. 20e minute, Cavalli prend sa chance suite à un débordement coté droit, mais Mandanda parade tant bien que mal ! Timizzolu, qui affichait complet ce soir, se réveille et chante. Trois minutes s’écoulent, et l’ACA ne faiblit pas ! Débordement incisif de Tiberi sur la gauche, son centre est repris par Eduardo au premier poteau, mais Mandanda avait fermé l’angle, alors que toute la tribune Poli y avait cru un instant. Poussifs dans le dernier geste, les Marseillais cherchent toujours Brandao, mais ce dernier est marqué de près par un Poulard des grands soirs. Une tête de Ayew fera un brin frissonner Ochoa, mais sans plus, l’ACA monte en pression et domine de plus en plus les débats. 34e, Tiberi tente la volée sur un long ballon, et inquiète encore Mandanda ! De nouveau un bon match pour l’ailier gauche. La partie va monter elle aussi en pression, avec une altercation sans conséquences entre Cavalli et Azpilicueta. Ce dernier se procure même une occasion deux minutes plus tard, mais sans grand danger pour « Memo ». Dernière banderille Olympienne avec cette frappe croisée d’André Ayew, qu’Ochoa ne peu que regarder frôler son montant. La première période s’achève sur une joli coup de pied d’Amalfitano, non pas sur le ballon mais sur Tiberi, s’en suit une petite bagarre conclue par un jaune fort conciliant, pour ne pas dire peu cher payé…
Cavalli distribue, André fait « capot »
Seconde mi-temps tout aussi engagée. Amalfitano est remplacé par Didier Deschamps, et c’est Loïc Remy qui prend la place du nouvel international français. Rien d’intéressant à signaler, l’OM est toujours dominateur, mais reste trop brouillon dans les trente derniers mètres. L’ACA s’applique sans se presser et joue les contres à fond. Cavalli insiste lui de plus en plus et commence à faire plier l’axe, toujours aussi alerte et faisant toujours autant parler sa vista. Le match s’intensifie uniquement grâce aux interventions de M. Duhamel, jugeant bon d’aligner trois cartons jaunes dont deux pour des fautes sur Valbuena, rentré à la place de Cheyrou pour amener de la vitesse. Pourtant, le petit ailier ne semble pas souvent l’objet de coups dangereux, mais aime semble-t-il bien se rouler dans l’herbe…

Dix minutes à jouer, et on ne voit toujours pas qui pourrait l’emporter dans ce duel haché, mais très enjoué. F. Coty donne de la voix sur chaque contre, mais ça ne suffit pas.

Puis… le tournant.

85e, débordement de Brandao qui centre en force pour Ayew, le Ghanéen reprend mais Ochoa réalise LA parade du match, et sauve ainsi les siens. Dans la foulée de l’action, André est idéalement lancé par Lasne, et va au duel avec Mandanda ! Son tir en déséquilibre frôle d’un rien la transversale du portier marseillais, tout heureux de voir le ballon sortir.

On pense alors que l’ACA vient de rater l’occasion de tuer le match, mais c’était sans compter sur l’abnégation d’Anthony Lippini. Titulaire, et auteur d’une belle prestation, le latéral droit chipe avec autorité le ballon à Diarra coté droit, décale Cavalli, qui se met sur son bon pied et centre au cordeau pour André. Ce dernier se targue d’une habile déviation du plat du pied pour prendre Mandanda en défaut ! Et c’est dedans ! Les tribunes de Timizzolu sont en folie et on ne tient plus les supporters en Faedda ! L’ACA met l’OM K-O debout !

4e défaite de rang en championnat pour les champions de 2010, et des Oursons qui prouvent encore quelque chose ce soir. Le public peut saluer ses guerriers, l’ACA a fait une nouvelle fois preuve d’une foi inaliénable en lui-même et s’offre ainsi un gros du championnat. De bons augures avant un déplacement difficile à Bordeaux.
                                                                                                              Olivier CASTEL