Flèche bas Flèche haut

Liens utiles

Victor Serafini : 50 ans au service du rugby bastiais

Victor Serafini (deuxième à partir de la droite) en compagnie de Jacques Giraldi, Jean Poligani, Batti Fusella, Louis Tinti et Louis Casanova : souvenirs, souvenirs
Victor Serafini (deuxième à partir de la droite) en compagnie de Jacques Giraldi, Jean Poligani, Batti Fusella, Louis Tinti et Louis Casanova : souvenirs, souvenirs

Dans quelques semaines - le 17 Mars très précisément - Bastia XV célébrera avec éclat le 50e anniversaire de l'avènement du rugby à Bastia. A Cette occasion Corse Net Infos vous propose une série de portraits des glorieux anciens du ballon ovale bastiais. Pour commencer Victor Serafini, l'homme par lequel tout est arrivé…

Il est, c'est vrai, notre aîné. Mais il est aussi le plus jeune d'entre nous.
Ceux qui connaissent Victor Sérafini ne nous contrediront pas.
"Duttore", comme l'appelle Michel Guillaumin, en compagnie duquel il a longtemps défendu - dès les années 60 - en première ligne, les couleurs du Rugby club Bastiais, ne reste jamais plus d'une minute sans rien faire.
" Fou d'opéra" sur l'antenne de RCFM, au service des sciences historiques et naturelles de la Corse au sein de la société savante de Bastia dont il a été le président et qui est l'une des plus anciennes de France, maître de cérémonie à la confrérie de Santa Croce, président d'honneur des anciens et des amis du rugby corse et de Bastia XV, le docteur Victor Serafini, qui fut aussi conseiller municipal de Bastia et qui a sans doute encore beaucoup d'autres cordes à son arc, n'est pas en tout cas homme à se laisser gagner par l'ennui malgré la retraite qui est la sienne depuis plusieurs années déjà.
Non. Victor est là. Présent. Partout. Ayant l'œil et l'oreille à tout. Attentif au moindre détail, il n'hésite jamais à payer de sa personne, toujours dans son souci d'apporter sa pierre à l'édifice, indispensable à la réalisation de l'entreprise dans laquelle il s'engage.
Il est comme ça Victor. Et personne ne le changera. Ceux qui aiment à se plonger dans l'histoire du rugby bastiais devraient lui poser, un jour, la question de savoir comment les hasards de la vie l'ont amené, dans les années 60, à rencontrer à Ajaccio, Henri Maillot, neveu du Général de Gaulle et qui avait rallié le rugby ajaccien à son béret... basque.
Ou bien encore, comment, au terme d'une simple consultation médicale qui dura des heures, le regretté François Medori devint le premier entraîneur du Rugby club bastiais que Victor Serafini, entouré de plusieurs amis, avait porté sur les fonts baptismaux en mars 1962.
Ceux qui l'ont longtemps côtoyé sur les terrains de Corse et d'ailleurs, comme joueur, arbitre ou dirigeant aiment aussi à rappeler, avec beaucoup d'affection et de respect à l'égard de leur exemplaire aîné, la seule et unique consigne qu'il dispensait au lanceur à l'heure des touches qui, à l'époque se jouaient toujours sur les seules qualités des sauteurs : " corta ma sicurà !"
Tout cela prête bien sûr à sourire aujourd'hui mais cela traduisait bien, à l'époque déjà, combien Victor Sérafini voulait s'impliquer dans la victoire et le succès de ses couleurs.
Mais Victor n'a pas fait que cela. Sur le devant de la scène, ou dans l'ombre, il a toujours œuvré au développement du rugby.
Tout cela méritait bien cette considération spéciale dans cette chronique.
                                                                                                                 Charles MONTI

Écrire commentaire

Commentaires: 3
  • #1

    cecil andre (mardi, 07 février 2012 19:23)

    50 ans ça se fête j espère être de la parti le 17 mars avec les anciens

  • #2

    liamone2b (mercredi, 08 février 2012 18:49)

    Un hommage à la hauteur du personnage. Un grand bravo

  • #3

    avazeri philippe (mardi, 24 juillet 2012 15:29)

    a mè a tè,a mè a tè (dixit U duttore à josé lors d'un renvoi aux 22 ).En-avant ! mélée à 5 mètres!(l'arbitre).Le souvenir de ces péripéties aussi dérisoires qu'amusantes ,quand parfois,sans raison ,il surgit du fond de ma mémoire,me rappelle que modestement moi aussi j'ai fait partie de l'aventure et que je ferai partie de la grande famille du rugby corse ad vita eternam.Tanté salutè a tutti.