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Lisandru Plasenzotti : Une trace de l'ADN que l'on ne connaît… pas!

Réunion publique jeudi, au palais des congrès, à l’initiative de la ligue des droits de l’Homme, en présence de la famille et des amis de Lisandru Plasenzotti, d’organisations politiques, associatives et syndicales. Son père, Jean-Toussaint Plasenzotti, dont la colère s’affirme dans les mots mais non dans le ton, commence par donner des nouvelles de Lisandru, hospitalisé depuis mardi soir.

Il offre le débat à tout le monde, y compris aux « accusateurs » et y fait une mise au point : placé en détention pour « association de malfaiteurs » dans le cadre du dossier de la cache d'armes et de stupéfiants découverte au mois d'avril dernier à Ajaccio, il est accusé d’avoir laissé une trace ADN sur un sachet, qui d’après Maitre Orsetti et la famille n’a jamais été montré et alors que Lisandru a toujours refusé tout prélèvement ADN.
L’avocate souligne que le magistrat instructeur avait la possibilité de faire hospitaliser Lisandru bien avant les 45 jours. " Une personne qui purge une peine de prison est mieux traité que ne l’est mon client. Le réel problème, le problème de fond est le refus du prélèvement ADN qui pour Lisandru est une atteinte à son intégrité".
Les enseignants du collège Arthur-Giovonni présents, ont suspendu les cours, solidaires depuis le début ils le définissent comme ayant été un collégien intelligent et faisant preuve d’un esprit d’initiative. C’est aujourd’hui un assistant d’éducation (AED) qui respecte et fait respecter les règles de vie au sein de l’établissement. Si son contrat de travail n’a pas été suspendu et il est à leur yeux une fierté de signaler que certaines institutions n’ont pas oublié la présomption d’innocence. "Sa situation est en totale opposition avec les valeurs fondamentales que nous sommes tentés transmettre. La loi d’orientation de 2005 sur l’avenir de l’école rappelle que la nation fixe comme mission première de faire partager aux élèves les valeurs de la république. Les élèves comme nous ont bien compris qu Lisandru a été incarcéré par une justice qui refuse de fournir des preuves et des arguments rationnels. Il a fallu la pression citoyenne pour que l’administration pénitentiaire lui apporte enfin des mesures médicales après 45 jours de jeun.
La mobilisation au sein de l’établissement a eu un sens au niveau pédagogique et la mobilisation ne cessera pas car à travers Lisandru nous sommes tous touchés."
Une lettre
Ce sont les représentants de la ligue des droits de l’Homme qui ouvrent le débat sur la JIRS et le système carcéral français et qui qualifient cet enfermement comme une entreprise de torture sur une personne. Pourquoi dire non à la JIRS ? Parce que c’est la possibilité de donner à certains juges de s’autosaisir de dossiers de manière très large .Ils procèdent ainsi car il existe un certain nombre de mécanismes dans la loi qui le permettent et qu’il faut combattre .Ce sont les enquêteurs ou les policiers qui décident du sort de tout individu puisque c’est eux qui déclenchent la procédure JIRS, qui est une procédure d’exception et fourre tout". Ceci explique la situation de Lisandru, qui a été éloigné de sa famille, de son île, du juge, et qui ne permet pas à son avocate de travailler correctement et en lien avec son client. "C’est une conception dégradante de la justice pénale faite de pratiques policières souterraines, incontrôlables. C’est la définition d’un état de police qui n’est pas celle d’un état de droit démocratique. La JIRS c’est l’impossibilité de faire valoir les droits de se défendre, l’objectif principal du magistrat instructeur c’est de prolonger le travail de la police pour faire avouer…."
Pour finir la parole a été donnée aux personnes présentes. On retiendra l’extrait d’une lettre écrite par Lisandru à un ami: " Je te remercie pour ta lettre et ton soutien qui me touche beaucoup…..la chaîne humaine se forme et me permet de tenir, car elle me prouve que mon combat n’est pas vain et qui permet aux gens de remettre en question un système qui se prétend juste et qui se nomme administration judiciaire mais qui utilise des méthodes digne d’un certain Maréchal, voire pire et qui peut toucher à n’importe quel moment n’importe qui…."

                                                                                                                Marilyne SANTI

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Commentaires: 2
  • #1

    Cocolitoferidea (vendredi, 06 janvier 2012 08:43)

    Cio ch'o trovu appena straniu, hè ch'ellu sia incarceratu à u doppiu mutivu d'avè riccusatu ch'elle sianu pigliate e so orme ADN, è perchè averianu ritrovu a so orma ADN induve ellu ùn ci vole.
    Cumu averianu fattu per identificà a so orma ADN s'elli ùn li anu pigliatu ?
    Almenu ch'elli l'ebbinu pigliatu senza u so accunsentu.
    Cosa chì vole dì ch'e u so riccusu ùn scambiia nunda, di tutte manere.

    Allora ? Ùn hè straniu st'affare ?

  • #2

    vox populi (vendredi, 06 janvier 2012 09:26)

    vergogna.le loi colonniale sevit une fois de plus.pourtant comme ils aiment a le repeter bien souvent la france est le pays des droits de l homme...sic..ca depend pour qui!! « que vous soyez puissant ou miserable»...comment ils disent deja...ah ouai: liberter egaliter.bla bla bla... liberta per lisandru basta