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Bus de Caen caillassé à Ajaccio : Relaxe générale

Jugés en comparution immédiate, Mardi après-midi, au tribunal  de grande Instance d’Aiacciu, les trois majeurs interpellés Samedi, en marge de la rencontre ACA-Caen ont tous été relaxés au bénéfice du doute. Insistant sur le rapport pour le moins ambigu des hommes de la B.A.C. ainsi que sur leur description approximative des suspects, les avocats des prévenus ont finalement obtenu la remise en liberté de leurs clients. Le parquet réclamait deux ans d’interdiction de stade et entre 3 et 12 mois de prison ferme.

Après la plainte en commun déposée par le club de Caen et par la Ligue de Football Professionnel, le jugement est tombé Mardi vers 15 heures, dans l’affaire du « caillassage » du bus des joueurs du club Normand.

Les trois jeunes prévenus, dont un possédait déjà un casier judiciaire, pourront reprendre le chemin du stade dès la semaine prochaine. Agés de 18 à 21 ans, les trois jeunes gens étaient désignés par les enquêteurs de la B.A.C. comme ceux qui avaient fait voler en éclat les vitres de tout un coté du car, parmi un groupe de six individus. Deux d’entre eux, mineurs, ont été relâchés Dimanche.
Dénonçant un « dossier vide et bâclé », Me Philippe Armani a indiqué que les passagers du bus, qui auraient soi-disant été « égratignés » par les projectiles (des pierres sur lesquelles aucune empreinte digitale ou capillaire n’a été trouvée) et éclats de verre, ne sont manifestés que par voie téléphonique et ne sont donc pas identifiables juridiquement. De plus, le silence de l’accusation a joué en la défaveur du club Caennais, et les préjudices moraux et/ou physiques ne pouvaient donc pas être estimés.

L’avocat au barreau d’Aiacciu a également appuyé sur le manque d’efficacité des forces de l’ordre en charge de la sécurité autour le la rencontre, comptant pour la 14e journée de Ligue 1, déplorant que l’action se soit produite à moins de deux-cent mètres du stade François-Coty, sur une route nationale.
Me Simeoni, avocat du plus jeune des trois accusés, a ajouté à la charge des policiers de la B.A.C le fait qu’ils aient déclarés avoir pu décrire de manière très précises les vêtements, et notamment les marques de ceux-ci, portés par les tireurs. Leur voiture, placée en escorte, se trouvait à plus de dix mètres de l’attaque, alors qu’il faisait nuit. La crédibilité de l’identification en flagrant délit est donc tombée à l’eau et le témoignage des policiers, vraisemblablement basé sur des observations post-interpellation, jugé irrecevable.
Les trois supporters ont donc pu sortir libres du tribunal en début de soirée. 

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