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Sporting : Gueugnon ou Grenoble, un match à 300 000 €

On commence à mieux mesurer les conséquences de l'annonce, jeudi, de la suspension jusqu'à nouvel ordre du terrain de Furiani par la LFP. Les dirigeants du club ont pu en appréhender la pleine mesure vendredi après-midi au stade de Furiani au cours d'une réunion de crise qui avaient mobilisé à leurs côtés mais pour autre chose, le préfet de Haute-Corse, Louis Le Franc, le procureur de la République Bastia, Dominique Alzeari et le député-maire de la première circonscription de Haute-Corse Sauveur Gandolfi-Scheit.

Au terme de la réunion, les dirigeants sont allés à la rencontre de plusieurs centaines de supporters qui s'étaient  rassemblés en tribune Sud pour leur faire partager l'évolution du dossier.
Il a été ainsi annoncé, que le club avait reçu la notification officielle de la LFP confirmant la suspension à titre conservatoire du terrain.
Par ailleurs, on a appris  le club avait finalement pu faire appel de cette sanction, sachant toutefois que ceet appel ne peut être en aucun suspensif, ce qui veut dire que malgré cette contestation, le club n'est pas autorisé à jouer à Furiani vendredi prochain. Pour que cette rencontre puisse avoir lieu à Armand-Césari, il faudrait que la commission de discipline de la LFP accepte de recevoir les dirigeants du club en tout début de semaine et accepte encore et par la même occasion de rendre cet appel suspensif.
Dans le contexte de l'heure cela relève de l'utopie à moins que…
Gueugnon ou Grenoble ?
En attendant la LFP a adressé un fax aux dirigeants Bastiais leur demandant de choisir comme terrain de repli soit l'enceinte de Gueugnon soit celle de Grenoble.

Pour les dirigeants, c'est impossible à réaliser. « Comment peut-on organiser en moins d'une semaine le déplacement de près de cent personnes (staff, joueurs, dirigeants, personnels de la billetterie et de sécurité) sur un terrain neutre ? » s'interrogeait, justement,  Mathieu Cesari le responsable de la communication du club. « Si on ne trouve pas une autre solution, qui nous condamne à investir entre 200 et 300 000€ nous courons tout droit vers le  forfait » concluait-il.
Soutiens

En milieu d'après-midi, le maire de Bastia Emile Zuccarelli qui réagissait de la sorte à la suspension de Furiani.

« Je regrette la sanction qui vient de frapper le Sporting Club de Bastia et le stade Armand-Cesari. La suspension prononcée est de nature à pénaliser gravement le public et le club en privant ce dernier de recettes. Je demande instamment aux instances dirigeantes du football professionnel de faire en sorte que la Commission compétente se déplace dans les plus brefs délais pour évaluer objectivement la situation. De toute évidence, il importe que ce déplacement intervienne avant la rencontre devant opposer notre club à Arles -Avignon. »
Par ailleurs, Jean-Guy Talamoni (Corsica Libera) a déposé sur le bureau de l’Assemblée de Corse, la question orale suivante qui fera l’objet d’une réponse lors de la séance publique le 27 octobre prochain.

"La Commission de discipline de la ligue de football professionnel a pris, comme vous le savez, une décision proprement scandaleuse à l’encontre du Sporting Club de Bastia, pour des faits dans lesquels le club est indiscutablement victime et non agresseur.

Cette décision, qui transpire – il est cette fois difficile de le nier – le racisme anti-corse le plus abject, intervient alors qu’il y a quelques semaines seulement, un autre club insulaire, le GFCOA, a été lourdement sanctionné pour des incidents qui, d’ordinaire, sont loin d’entraîner de telles conséquences.

Ce problème, compte tenu de sa nature et de son ampleur, ne doit pas être uniquement traité dans le cadre des instances du football.

Certaines collectivités s’en sont d’ailleurs saisies, comme le Conseil Général de la Haute-Corse.

Notre Collectivité Territoriale, en charge des intérêts matériels et moraux de la Corse et des Corses, se doit de toute évidence d’intervenir énergiquement.

C’est la raison pour laquelle nous vous demandons, Monsieur le Président du Conseil exécutif, les initiatives que vous comptez prendre pour exiger, d’une part que le SCB soit rétabli dans ses droits, et d’autre part que cessent ce type de dérives au préjudice de la Corse."

                                                                                                            André CARLI

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