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Quand la CCI de Corse retarde les travaux de l'assemblée

Après les questions orales de la matinée, l'assemblée de Corse a adopté jeudi, malgré de vives critiques émanant de l'opposition nationaliste et de droite, le budget supplémentaire pour l'année 2011. Le débat donna l'occasion à Paul Giacobbi de préciser que les prêts structurés de la CTC n'étaient pas atteints par la toxicité. L'assemblée, qui s'est également prononcée sur la feuille de route du tourisme pour 2014, doit donner ce vendredi son avis sur le lieu d'implantation du siège de la chambre de commerce régionale.

Mais jeudi, déjà, l'Assemblée s'est une fois, encore, penchée sur le sujet. Le problème du siège est "rapassé" en effet par la commission des compétences législatives et par la commission du développement économique pour une ultime mise au point avant le débat qui doit s'ouvrir sur le sujet dans le courant de la journée.
Cette réunion, prévue pour durer une heure, s'est en fait poursuivie durant cent vingt minutes retardant d'autant la reprise des travaux des élus territoriaux l'après-midi. Quand bien même se douterait-on du schéma qui sera proposé à l'assemblée, rien n'a (officiellement) flitré de cette réunion de mise au point qui passera en matinée devant la commission permanente.
Du coup c'est l'examen du budget supplémentaire, présenté par Paul Giacobbi, qui a focalisé l'attention des élus territoriaux.
L'occasion pour tous les camps, à l'exceptoin de celui de la majorité, de montrer du doigt ce budget d'une quarantaine de millions d'Euros qui s'inscrit dans la "logique de la crise" a souligné Paul Giacobbi. Un Paul Giacobbi qui, se disant " surpris et heurté" par les chiffres du montant de la dette attribués à certaines collectivités  par un média, ne manqua pas de préciser que "les crédits de la CTC étaient structurés" (5,6% pour la région et 3,80 pour le département de la Haute-Corse) et en aucun cas "atteints par la toxicité".
A l'heure des discussions nul ne fut tendre, dans le camp de l'opposition diverse, avec le budget supplémentaire.
Pour Jean Biancucci " l'innovation et le changement de gouvernance ne sont pas encore à l'ordre du jour".  Pour lui, "le mal est profond , ce budget réduit à la portion congrue, c'est juste ce qu'il faut pour survivre".
Marie-Antoinette Brunelli, qui a disséqué tous les chapitres du rapport, a apparenté ce budget à un "raclage de tiroir".
Ange Santini s'est inquiété des "frais de personnel" mais pas tant sur le montant plutôt sur le tutelle de la CTC sur ses agences et offices puis insisté sur le fait qu'il n'y avait "pas plus de prêts toxiques à Calvi qu'à la CTC"…
Etienne Bastelica et Antoine Orsini ont, pour leur part, fait preuve d'esprit d'équipe envers le président de l'exécutif pour sans doute mieux tempérer les interventions de Michel Castellani, qui a parlé d"'insconscience" à propos de certains prêts, évoqué un "sentiment de malaise face à certaine suventions volées" et regretté que 20% de ce budget "soit englouti  dans les transports", et de Paul-Félix Benedetti.
Après que Paul Giacobbi ait repris point par point tous les arguments et relevé toutes les critiques émise sur ce rapport, l'assemblée est passée au vote.
La majorité, unanime, a suivi son président.
Femu a Corsica, Corsica Libera et Rassembler pour la Corse se ont abstenus.

Seule Marie-Antoinette Brunelli a voté contre !

Prime de transports : Paul Giacobbi veut saisir les tribunaux

Deux sujets ont dominé les questions orales qui ont ouvert jeudi matin à Ajaccio la session de l'assemblée de Corse.
La première avait trait à la prime des transports pour laquelle Paul Giacobbi s'est dit prêt à ester en justice si le problème n'évoluait pas dans le bon sens.
Répondant à la question Antoine Orsini, relative au manque à gagner pour la collectivité - plusieurs millions d'euros - le président du conseil exécutif a notamment rappelé que cela était le fait de déclarations sous-évaluées ou de compagnies étrangères auprès desquelles les services fiscaux ont du mal à se faire entendre. Ou à tout le moins à récupérer le montant de cette taxe.
"Ce n'est pas faute d'avoir alerté ni Christine Lagarde ni François Baroin, mais point de réponses".
"Il y a des choses qui ne vont pas" a souligné Paul Giacobbi. "Je vais saisir les tribunaux. il y a trop de discordances dans les déclarations des compagnies et la réalité. Pourquoi ne pas s'inspirer de l'exemple des CCI et d'asseoir cette taxe des transports sur celle des passagers?"

Sécheresse : les inquiétudes de Nadine Nivagionni
Autre sujet dans l'actu: la sécheresse évoquée par Nadine Nivagionni avec au passage une autre inquiétude sur le non-paiement de l'ICHN (Indemnité compensatrice de handicap naturel.
Sur ce plan Jean-Louis Luciani, président de l'Odarc a révélé que le préfet avait été informé de la situation dès le mois de Juin mais qu'il n'avait jamais obtenu de réponse. Que si l'Odarc était payeur ce n'était pas lui qui instruisait les dossiers et,  enfin, que la demande de reconnaissance de calamité agricole en raison du déficit pluviométrique d'Octobre avait été déclenchée.

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