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Tchernobyl : Suite ou fin ? On va savoir…

Mercredi matin, soit vingt-cinq ans après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl sur le territoire français, la cour d'appel de Paris dira si l'enquête ouverte en 2001 sur l'impact du nuage en France doit être close, comme le requiert le ministère public. En Corse, où un récent rapport a démontré le lien qui existait entre Tchernobyl et l'augmentation des pathologies de la thyroïde - Corse Net Indos du 11 Août 2011 - cette décision est attendue avec impatience.

Selon l'institution, les scientifiques n'ont mis en évidence aucune conséquence sanitaire mesurable et aucun lien n'aurait été fait avec les maladies de la thyroïde rappelle sur son site Le Parisien.
Le 31 mars, le parquet avait réclamé un non lieu contre l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI).  Le professeur Pierre Pellerin avait été mis en examen pour «tromperie aggravée» en 2006. Selon la Criirad, il aurait «diffusé des affirmations absurdes et irresponsables sur l’ampleur réelle de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl» et aurait «mis ainsi en danger la santé des citoyens de l’ex URSS, des pays de l’Est et de la France.» Le parquet avait aussi réclamé une clôture de l'enquête. Dans l'attente de la décision de la cour d'appel, la juge chargée de l'enquête, Marie-Odile Bertella-Geffroy, avait été priée d'interrompre ses investigations. 

Pourtant, selon un récent rapport d'experts dévoilé cet été, la proportion des troubles de la thyroïde aurait augmenté en Corse après l'accident de Tchernobyl. Les experts ont «observé une augmentation importante à très importante après 1986 dans l'espèce humaine de la proportion des troubles thyroïdiens par rapport aux autres affections endocriniennes, le pourcentage moyen étant de 44% et pouvant atteindre plus de 100%». (Voir Corse Net Infos du 11 Août 2011)
A la veille de la décision,  les parties civiles regrettent que l'enquête ne puisse être menée à son terme alors que peu d'éléments manquent pour la clôturer. «Mon optimisme n'est pas très grand», a déclaré Me Bernard Fau, avocat de l'Association française des malades de la tyroïde (AFMT). L'AFMT a déjà prévenu qu'elle se pourvoira en cassation si le nom lieu est prononcé. «Elle ira jusqu’au bout de son devoir de défendre les générations futures aux grands risques industriels pour la survie d’une humanité plus juste plus vertueuse de ses biens.», a-t-elle écrit sur son site. 

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