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Calenzana : Attentat contre le domicile du 2e adjoint au maire

(Photos Jean-Paul Lottier)
(Photos Jean-Paul Lottier)

 

 

 

Jean-Jacques Lewis, deuxième adjoint au maire de Calenzana, en charge de la gestion de l'eau de la commune, a été la cible d'un attentat. Les faits se sont déroulés dans la nuit de mercredi à jeudi. Il était 2h44 très précises lorsque une charge explosive placée devant la porte d'entrée du domicile de l'élu, situé à proximité du lotissement Pietralba, route de Calenzana, a explosé.

Encore sous le coup de l'émotion, visiblement choqué, Jérôme, l'un des fils de l'adjoint au maire, témoigne.
«  J'ai été réveillé par un bruit assourdissant. C'était très violent. Sur le coup je n'ai pas compris ce qui se passait. J'ai appelé mes parents qui dormaient juste dans la chambre à côté de la mienne. Le moment de frayeur passé, on a compris ce qui venait de se produire. Sous l'effet du souffle, la porte d'entrée a été projetée dans le couloir où les dégâts sont importants. Il en est de même dans les WC et salle-de-bain. Il y a également quelques petits dégâts dans le salon où l'horloge s'est arrêtée à 2h44. C'est terrible quand on se croit à l'abri dans le cocon familial et qu'une telle chose arrive ».
Deux véhicules stationnés devant la maison familiale ont également été endommagés.
Jean-Jacques Lewis , tout comme son fils et son épouse est lui aussi sous le choc : « Avec mon épouse nous sommes rentrés aux alentours de minuit. C'est un miracle qu'il n'y ai pas eu de victimes car les chambre sont situées juste derrière le couloir et souvent la nuit j'ai l'habitude de me lever. Je suis horrifié par ce geste d'une grande lâcheté ».
Sur place, les gendarmes de la compagnie de Calvi procèdent aux premières constatations. Selon les premiers éléments de l'enquête, le ou les auteurs de cet acte odieux ont placé un baton de TNT relié à une mèche lente de 2 mètres environ. Dans l'angle gauche en bas de la porte d'entrée.
Sur place, aucune inscription n'a été relevée.
Pierre Guidoni, maire et conseiller général de Calenzana s'est rendu au domicile de l'élu pour apporter soutien et réconfort. «   Jean-Jacques Lewis est un élu qui accomplit son travail avec sérieux et dévouement. C'est un homme d'une intégrité exemplaire. l'attentat aussi lâche qu'insensé dont a été victime la famille Lewis ne peut qu'engendrer de la colère. La destruction de biens d'autrui, l'usage d'explosifs, le recours gratuit à la violence sont la marque de comportements primaires intolérables. De tels actes ne peuvent rester impunis, il faut désormais que la justice fasse son œuvre . Dans l'incompréhension et l'indignation, je tiens à témoigner à la famille Lewis toute ma solidarité et mon entier soutien ».
Au mois de septembre 2010, sur des tagz inscrits sur les murs de la mairie et ceux du château d'eau, M. Jean-Jacques Lewis avait été menacé de mort.
Les enquêteurs qui pour l'heure ne négligent aucune piste vont dans un premier temps, très vraisemblablement orienter leurs recherches sur les dossiers litigieux de la régie des eaux.
Tout au long de la journée Jean-Jacques Lewis, très estimé à Calenzana mais aussi à Calvi où il dirige une association de plaisanciers et sa famille, ont reçu de nombreux témoignages, de solidarité et d'affection.

Coti-Chiavari : Le Chalet "évacué" et dynamité

Un commando d'hommes armés et cagoulés a fait sortir de leur maison dans la nuit une famille en vacances à Coti-Chiavari avant de faire exploser une charge contre le chalet en bois qu'elle occupait. 
Selon les premiers éléments de l'enquête, un commando de plusieurs hommes armés et cagoulés a fait irruption mercredi vers 22 heures dans un chalet en bois où logeaient un couple et ses quatre enfants à Cala Cigliu, sur le territoire de la commune de Coti-Chiavari, sur la rive sud du golfe d'Ajaccio.
La famille, qui réside sur le continent, a été délestée de ses téléphones portables avant d'être emmenée au loin par une partie des membres du commando. 

Les hommes restés sur place ont déposé, a priori, une seule charge explosive qui a "endommagé" le chalet sans le détruire complètement. Les deux adultes et les quatre enfants n'ont pas été blessés et n'ont été "ni attachés, ni molestés".
L'enquête a été confiée à la direction régionale de la police judiciaire d'Ajaccio.

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