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Nonza : L'hommage des Naziunali à Ghjacumu Casella

Nonza a célébré pour la troisième fois, samedi, à l'initiative de la municipalité présidée par Jean-Marie Dominici, un épisode particulièrement glorieux de son histoire et dont le héros a été Ghjacumu Casella. Samedi, c'est Denis Lucciani, historien qui a narré cet épisode à un public venu nombreux assister à la reconstitution de ce haut fait d'arme effectuée par I Naziunali.

Pour la circonstance, Ghjacumu Casella était entouré du groupe I Naziunali principaux acteurs de la manifestation qui s'est déroulée en trois temps.
On a vu, tout d'abord l'armée de Paoli, descendre des hauteurs du village et s'incliner devant le buste de Pasquale Paoli.
Denis Lucciani a ensuite pris le relais pour expliquer au public les circonstances de la bataille. Enfin, I Naziunali, suivis par le public, sont montés jusqu'à la tour de Nonza pour rendre hommage au valeureux soldat qui, grâce à ses astuces, est parvenu à tenir en échec les troupes françaises.
Le succès de cette troisième édition a renforcé Jean-Marie Dominici dans sa conviction de pérenniser cette manifestation qui allie la culture, la mémoire et le plaisir de visiter un site remarquable à plus d'un titre.

Seul contre tous…

Lors de la révolte des Corses contre Gênes, au xviiie siècle, Nonza subira de nombreux remous dus à son lien économique à la "terre ferme".
Cependant, en 1757, Nonza se rallia à Pascal Paoli.
Lors de la conquête française, Nonza était considéré comme un point stratégique d'implantation militaire dans le Cap corse.
Le village fut pilonné de la mer pendant toute la journée du 24 août 1768 pour assurer la marche de trois colonnes d'infanterie du général Grandmaison.
Les 1 200 soldats français firent rapidement prisonniers les troupes corses, au nord du village.
La tradition raconte que le commandant corse Jacques Casella fut l'auteur d'un haut-fait à cette occasion : ce soldat blessé resta seul dans la tour ; en criant des ordres dans la tour et grâce à un ingénieux système de ficelles qui lui permettait de faire tirer plusieurs armes en même temps aux meurtrières, il fit croire à une forte résistance et n'accepta de reddition qu'avec les honneurs militaires et le droit d'emporter les armes.
La légende veut qu'en voyant Casella sortir de la tour sur des béquilles, Grandmaison demanda où était le reste de la troupe et que le vieux soldat aurait répondu : « La voilà, c'est moi ! »
Il fut reconduit dans le Nebbio, auprès de Paoli.

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Commentaires: 1
  • #1

    ORSUCCI Dominique (lundi, 08 août 2011 07:58)

    UN GRAND MERCI POUR CE BEL ARTICLE
    Bien cordialement
    Dumènica