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Régions intermédiaires : La prudence du Gouvernement

 

La réutilisation de crédits autrefois attribués aux régions pauvres est envisageable, selon le ministre des Affaires européennes Laurent Wauquiez. Mais Paris se garde bien d'apporter un soutien franc à ce projet. L’objectif est «intéressant » et la « France n’est pas du tout fermée à ce sujet ». Le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez cherche un terrain d’entente avec les défenseurs des « régions intermédiaires ».

En jeu, l’octroi de fonds européens supplémentaires aux territoires dont la richesse oscille entre 75% et 90% du PIB européen moyen.

L’exercice est délicat car il se fait à budget constant, par le biais d’un redéploiement du budget au sein de la politique régionale de l’UE.

Onze régions françaises, soit 18 millions de personnes, seraient concernées, a rappelé Daniel Boisserie, député SRC de la Haute-Vienne, en s’adressant au ministre lors des questions orales à l’Assemblée nationale, le 28 juin. Transports durables, recherche, couverture haut débit sont autant de domaines où les régions françaises « les plus démunies » doivent bénéficier d’un coup de pouce supplémentaire de l’UE, a estimé l’élu. «Je ne sens pas de soutien visible de votre gouvernement », s’est-il inquiété.

Jusqu’ici, Paris s’est retranché dans un discours alambiqué, acceptant de soutenir les régions intermédiaires en échange de nombreuses conditions, dont la baisse du budget accordé à la politique régionale européenne.
Le ministre s’est bien gardé de revenir sur ce point litigieux.

« La France ne demande pas la baisse du budget européen mais sa stabilisation », s’est-il borné à dire, éludant le sort réservé à la politique de cohésion.

Mais, pour Laurent Wauquiez, la question des régions intermédiaires n’est pas un « espace de polémique».

L’horizon est pourtant loin d’être dégagé. Avant de se prononcer plus avant, le gouvernement dit avoir besoin de précisions supplémentaires.

« A ce stade, la Commission n’a pas clarifié sa proposition », a souligné Laurent Wauquiez, pour qui les inconnues portent sur les critères d’attribution des aides, les régions concernées et les financements prévus.

Depuis quelques mois, la piste du redéploiement des fonds, à laquelle Laurent Wauquiez ne s’oppose pas, est étudiée. Les régions dont les revenus ont progressé au-delà de 75% du PIB moyen de l’UE subiront automatiquement une baisse importante de leurs aides. Un dégagement potentiel de 50 milliards d’euros est donc attendu.
« Je sens bien que vous êtes prêt à appuyer », croit savoir Daniel Boisserie, appelant le gouvernement à se positionner plus franchement.

Le ministre ne l’a pourtant pas fait, maintenant en revanche une ligne très claire sur la PAC, pour laquelle la France n’acceptera pas « la moindre remise en cause », a-t-il prévenu, en réponse la semaine dernière à Sauveur Gandolfi-Scheit.

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Commentaires: 1
  • #1

    ALBERTINI Anghjulu-Felice (vendredi, 08 juillet 2011 13:50)

    O signore!! Ajutate i ricchi chi i poveri u si stentanu