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Procès de la SMS : 18 condamnations

Le tribunal correctionnel de Marseille a rendu son jugement lundi dans l'affaire de la Société méditerranéenne de surveillance. Un total de 18 personnes ont été condamnées et trois relaxées dans ce dossier d'attribution présumée frauduleuse de marchés publics à la société de sécurité. Les prévenus avaient comparu du 7 au 24 mars dans ce dossier, en l'absence du principal suspect, Antoine Nivaggioni, fondateur de la SMS, assassiné en octobre

Le tribunal correctionnel a infligé la peine la plus lourde de ce dossier à Jean-Claude Nativi, gérant de droit de la SMS: il écope de quatre ans de prison, dont deux avec sursis et 15.000 euros d'amende.
Parmi les anciens cadres de la CCI de Corse-du-Sud, Raymond Ceccaldi, qui la présidait à l'époque des faits (2003-2006), a été condamné à 3 ans de prison, dont 2 avec sursis et une inéligibilité de 5 ans.
Michel Gasbaoui, expert-comptable de la SMS et commissaire aux comptes de la CCI de Corse-du-Sud et qui, du fait de cette étrange double casquette, avait participé aux surfacturations, a été condamné à 18 mois avec sursis et 15.000 euros d'amende.
Autre ancien dirigeant de la même CCI, François-Marie Pantalacci, a lui aussi été condamné (2 ans dont un avec sursis et inéligibilité de 3 ans), tout comme Lucien Perez, ex-responsable de la cellule des marchés (18 mois avec sursis).
Le président de la commission d'appel d'offres de la CCI du Var, Gérard Cerruti, réélu en 2010 à la tête de l'union patronale du département, écope lui d'une peine d'un an de prison et 3 ans d'inéligibilité.
Enfin, le dirigeant nationaliste Jean-Christophe Angelini, ami de Nivaggioni, a été condamné à 1 an de prison avec sursis, tout comme l'homme d'affaires Jean-Luc Schnoebelen, soupçonné comme Angelini, d'avoir aidé Nivaggioni à se procurer un faux passeport.
Dans ce dernier volet, le fils de Nivaggioni a également été condamné mais dispensé de peine. Trois relaxes ont par ailleurs été prononcées.

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Commentaires: 3
  • #1

    jc sebastien (mardi, 21 juin 2011 10:57)

    Peut on avoir le nom des autres personnes condamnées et leurs fonctions actuelles en Corse ou ailleurs?

  • #2

    jc sebastien (mardi, 21 juin 2011 11:08)

    Je suis très déçu par Angelini, il incarnait un espoir dans le changement des attitudes politico-financieres douteuses recurantes en corse; les étiquettes changent l' art et la manière demeurent identiques...
    Tout n'est donc que façade, on critique les agissements des un pour faire finalement affaire avec eux et COMME eux.
    Quelle déception une fois de plus... Quel avenir pour la jeunesse et le peuple corse.Encore un de mes votes bafoué... Vergogna , Vergogna, Vergogna...

  • #3

    Pietri D.V (jeudi, 07 juillet 2011 08:22)

    Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l'homme étant faible, il ne faut pas s'étonner de ces dérives. L'appartenance à un parti, mouvement, courant de pensé, n'évite pas les chutes. Heureusement l'homme possede la parole, il peut cacher sa pensée, et justifier l'injustifiable.