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La lettre d'Yvan Colonna : une erreur selon ses avocats

Corse Net Infos vous en faisait part dès vendredi soir.  Le président de la cour d'assises a fait état vendredi d'une lettre manuscrite de quatre feuillets, rédigée en corse et envoyée avant l'ouverture de l'actuel procès. Yvan Colonna y accuse Alessandri de l'avoir trahi et le menace, lui demandant de le disculper. Pour les proches de Colonna, cette missive est un cri de détresse. Pour l'accusation, c'est une preuve qu'il a tenté de faire pression sur l'un des témoins-clés du procès. 

Selon RTL.fr qui développe l'information, Yvan Colonna poursuit : "Tu m'as trahi et sacrifié et tu as trahi 25 ans d'amitié sincère". Il demande ensuite à Pierre Alessandri de "tout faire pour le sortir de là". Sinon, affirme-t-il, "ce sera la guerre au procès et au dehors".
Pierre Alessandri, comme trois autres protagonistes, avait d'abord accusé Colonna à partir de mai 1999, avant de se rétracter en octobre 2000. Finalement condamné à perpétuité en 2003, il a déclaré en 2004 qu'il était le véritable auteur des coups de feu.
Jeudi dernier, il a confirmé à la cour d'assises de Paris le nouveau récit d'Yvan Colonna pour tenter de démontrer son innocence. Selon cette nouvelle version, apparue cette semaine, Colonna avait été contacté pour faire partie du groupe de tueurs mais avait refusé, ce qui avait suscité un sentiment de rancune amenant ensuite les auteurs du crime à le mettre en cause à tort.
Un des avocats d'Yvan Colonna, Me Antoine Sollacaro, a reconnu samedi qu'avoir écrit en prison à un membre du commando pour lui demander de le disculper de l'assassinat du préfet Erignac, était "une erreur", qui serait interprétée comme une "pression" par l'accusation.
"C'est manifestement une erreur d'Yvan d'avoir fait ce courrier à Alessandri", a déclaré Me Antoine Sollacaro. "Du côté des parties civiles et du parquet, on va parler de pression et de menaces."
L'avocat ajaccien lui y voit "un cri de désespoir". Le procès devant la Cour d'assises spéciale de Paris "est la dernière chance de Colonna de faire reconnaître son innocence".
"Mais si on avait eu connaissance de la volonté d'Yvan de faire ce courrier, on l'en aurait dissuadé. J'aurais préféré qu'il prenne à partie Pierre Alessandri à l'audience", a poursuivi Me Sollacaro, avocat de la première heure d'Yvan Colonna.

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