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La "feuille de route" de Patrick Strzoda

Patrick Strzoda (à droite) : " Ma feuille de route est claire"
Patrick Strzoda (à droite) : " Ma feuille de route est claire"

Un dépôt de gerbe devant le monument aux morts de la Ville d'Aajaccio, un moment d'intense émotion et de recueillement devant la plaque qui,  à la préfecture de région, rappelle la mort violente  de Claude Erignac : Patrick Strzoda, nouveau préfet de Corse et de Corse-du-Sud n'a pas dérogé au protocole établi par ses prédécesseurs à leur arrivée au Palais Lantivy.

Troisième temps fort de cette première journée : sa rencontre avec la presse.

" Ma feuille de route est claire" a déclaré en conclusion de sa déclaration le nouveau représentant de l'Etat à Ajaccio." Travailler en commun et en transparence avec tous les élus et acteurs socio-professionnels, dans le respect des compétences de chacun; mobiliser avec constance et cohérence les politiques nationales et européennes, en complément des politiques régionales, les vôtres, avec pour seul objectif : l'intérêt de la Corse."
Auparavant Patrick Strzoda avait souligné qu'il abordait sa mission en Corse avec "émotion, confiance et détermination".

"C'est un voyage dans l'espace et dans le temps qui m'amène vers une région que je ne connais pas, mais dont je sais qu'elle a une identité forte et de nombreux atouts pour se développer".


Trois priorités

Après avoir affirmé sa "détermination à mobiliser l'appareil de l'Etat pour permettre aux élus  et aux acteurs socio-professionnels de maîtriser et de construire l'avenir de la Corse", le nouveau préfet a souligné que "son engagement au service de la Corse" allait se cristalliser autour du "développement économique et de l'emploi, du dévoppement durable et de la préservation de l'environnement et de la lutte contre les violences et l'insécurité".

Voici son propos par le détail.

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Le développement économique et l’emploi

Dans l’immédiat, il nous faut mener à leur terme les programmes de développement  engagés en faveur de la Corse : PEI, Programme de développement rural, CPER, représentent  un engagement de crédits publics de 190M€/an, dont 41 M€/an de crédits européens.

Ces programmes :

• renforcent la compétitivité et l’attractivité des secteurs économiques corses, et donc créent de l’emploi,
• permettent de valoriser davantage les potentiels identitaires locaux, notamment dans l’agriculture,
• tout en protégeant l’environnement.
A un moment où les crédits publics sont rares et chers, il faut non seulement consommer les enveloppes programmées, mais il faut aussi se mettre en bonne position pour négocier les prochains programmes.

Sur le front de l’emploi, il nous faut être extrêmement attentifs à la situation des jeunes :
Avec les seniors, les jeunes sont particulièrement touchés par le chômage.
C’est notamment le cas en Corse, où le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé (32 % pour les hommes, contre 25 % sur le continent). Cela tient notamment au fait que 27 % des 15-24 ans quittent l’école sans diplôme. De ce fait, de nombreux jeunes corses occupent des emplois peu qualifiés, précaires –  lorsqu’ils trouvent une activité - ou sont au chômage : 25 00 actuellement (de- 25 ans).
Dans le cadre du plan de mobilisation pour l’emploi, lancé par le Président de la République le 1er mars à Bobigny, et en complément des politiques menées par les collectivités, nous allons mobiliser davantage les mesures en faveur de l’alternance (contrats d’apprentissage – ils débouchent à 72 % sur un emploi ferme / contrats de professionnalisation), ainsi que les formations professionnalisantes et les contrats aidés. Faciliter le retour de la jeune génération sur le marché du travail est indispensable.

Le développement durable et la présentation de l’environnement

La Corse est un milieu naturel unique au monde.  L’enjeu est de trouver le bon équilibre entre :
• la préservation de ce capital environnemental
• et le développement induit par l’accueil de populations permanentes et touristiques et le  développement économique
L’élaboration du PADDUC par la collectivité territoriale de Corse est une chance historique pour les corses de définir leur stratégie de développement durable pour l’île.
Les Assises du foncier et du logement, initiées par la CTC, viennent utilement nourrir cette réflexion, notamment sur la maîtrise et l’accessibilité du foncier.
L’Etat est évidemment disponible pour participer à ces réflexions.

Lutte contre les violences et l’insécurité

Dans une société organisée, aucune violence n’est compréhensible, acceptable ou légitime.

Violence politique, criminalité organisée, banditisme, délinquance générale ou de proximité… autant de termes qui renvoient à une seule réalité : celle d’un cancer qui se développe à tous  les étages et dans tous les secteurs de la société.
La violence corrompt, elle répand la peur, elle distille la méfiance entre les personnes, elle sème la douleur dans les familles.
L’utilité de l’Etat, c’est d’abord de permettre aux gens de vivre tranquillement.
L’obligation de l’Etat, c’est donc d’assurer la sécurité pour tous et partout en luttant avec acharnement contre toutes les formes de violence et de délinquance.
Cette obligation est endossée par tous les services de l’Etat : l’autorité judiciaire, les forces de l’ordre, les services en charge du contrôle de légalité, des transactions économiques…
La Corse n’est pas dans une situation pire que d’autres régions, même si elle est menacée. Ce que je constate, c’est que les partisans du refus de la violence sont chaque jour plus  nombreux, et le disent. Les travaux initiés par la CTC le prouvent, et l’Etat fera tout son devoir, tout son possible, pour conforter cette dynamique. "
Oui, elle est claire la feuille de route de Patrick Strzoda.

 

 

 

 

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